Ahold (-0,32% à 9,406 euros) affiche l'un des baisses les plus modérées de l'indice AEX, dont la totalité des valeurs sont dans le rouge. Après la présentation, qui avait été bien accueillie la semaine dernière, de ses résultats du troisième trimestre, le distributeur néerlandais a dévoilé sa stratégie de croissance aux investisseurs. Celle-ci est fondée sur six « piliers ». Ahold entend lancer de nouvelles initiatives pour fidéliser ses clients afin d'accroître la croissance organique de ses ventes de 1 à 2 points. La deuxième mesure concerne le développement de ses ventes en ligne.
Il compte les tripler à 1,5 milliard d'euros au cours des cinq prochaines années. Le distributeur prévoit notamment de tester début 2012 en Europe et aux Etats-Unis des points relais où ses clients pourront venir récupérer leur commande réalisée sur Internet.
Mais son implantation en « dur » ne sera pas oubliée avec l'ouverture d'au moins 150 nouveaux magasins de proximité en Europe et un minimum de 50 supermarchés en Belgique dans les 5 ans. Le distributeur envisage également de s'implanter dans de nouveaux pays où il estime pouvoir réaliser durablement une croissance rentable.
Le quatrième « pilier » est un nouveau programme de réduction des coûts de 3 ans de 350 millions d'euros. Ahold a notamment l'intention d'augmenter la proportion de ses propres marques dans ses ventes totales. Il compte ainsi atteindre un niveau de 40% aux Etats-Unis.
Les deux autres « piliers » sont la distribution « responsable » et le savoir faire de ses employés.
Ahold a par ailleurs annoncé une nouvelle politique de dividende, avec un taux de distribution de 40% à 50% du bénéfice net normalisé, ce qui entraînera une hausse significative du dividende 2011.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Distribution généraliste
Le «drive» confirme son fort potentiel de croissance. Cette formule, qui consiste à venir retirer ses commandes passées sur Internet, soit dans un magasin, soit dans un dépôt isolé, est apparue avec Chronodrive, filiale du groupe Auchan. Cette activité a sensiblement soutenu les résultats de Leclerc et Auchan sur le premier semestre, et moins fortement ceux des hypermarchés Géant. Selon AC Nielsen, les «drives» représentent désormais 1% du marché des produits de grande consommation et des produits frais. Le «drive» a déjà dépassé la vente sur Internet de produits de grande consommation, qui a pourtant fait son apparition avant en France. Le nombre de points de «drive» est passé de 94 à 161 en un an. Leclerc et Auchan sont les plus actifs, car à eux deux, ils en exploitent 147, selon AC Nielsen. 475 magasins traditionnels proposent également ce service. Ces chiffres devraient significativement s'accroître à l'avenir, car les ambitions des acteurs dans ce domaine sont très fortes. Leclerc prévoit d'en ouvrir sur toute la France pour atteindre 400 unités. Casino souhaite équiper chacun de ses 111 hypermarchés.