L'euro reculait face au dollar lundi, dans un marché prudent au lendemain d'élections remportées par la droite en Espagne dans une Europe toujours sans plan d'envergure pour lutter contre la crise, et scrutant des Etats-Unis eux aussi confrontés à de graves problèmes budgétaires.
Vers 22H00 GMT (23H00 à Paris), l'euro valait 1,3494 dollar contre 1,3519 dollar vendredi vers 22H00 GMT.
Face au yen, l'euro perdait aussi du terrain, à 103,83 yens contre 104,00 yens vendredi soir.
Le dollar retrouvait l'équilibre face à la monnaie japonaise à 76,94 yens contre 76,93 yens vendredi.
Après l'écrasante victoire de la droite dimanche aux élections législatives en Espagne sur le parti socialiste au pouvoir depuis sept ans, les investisseurs attendent de connaître les mesures économiques que prendra le nouveau gouvernement qui sera dirigé par Mariano Rajoy, leader du Parti populaire (PP).
"Le problème auquel fait désormais face l'Espagne est qu'elle risque de se retrouver dans une situation de flottement pendant environ trois semaines, entre les élections et la prise de pouvoir du nouveau gouvernement", a noté Michael Hewson, de CMC Markets.
Ainsi, dans l'intervalle, "il y a un risque de voir la situation de l'Espagne sur le marché obligataire se dégrader", a prévenu M. Hewson, ce qui amplifierait les inquiétudes sur la capacité du pays à se refinancer et à prendre des mesures d'austérité pour contrôler l'endettement du pays.
Et les seules mesures d'austérité ne devraient pas empêcher l'envolée des taux obligataires, a souligné Sebastien Galy, cambiste chez Société Générale.
La semaine dernière, le taux des obligations espagnoles à 10 ans s'était approché de 7%, niveau jugé ingérable sur la durée pour les pays fortement endettés, et restait très élevé lundi, autour de 6,5%.
En outre, les cambistes continuaient de s'inquiéter face à la montée des dissensions en Europe sur le rôle que doit jouer la Banque centrale européenne (BCE) dans la résolution de la crise.
Les tensions se sont en effet accentuées ces derniers jours entre les partisans d'une plus grande intervention de la BCE et les défenseurs de l'orthodoxie.
Pour les analystes de Lloyds Bank, des rachats sans limite de la dette de pays de la zone euro par l'institution "seraient la solution la plus efficace pour résoudre les problèmes de financement" des pays fragiles de la région, et devrait apporter un peu de soutien à l'euro dans un premier temps.
Par ailleurs, "l'incertitude entourant la politique budgétaire américaine renforçait la prudence du marché", a observé Vassili Serebriakov, stratège chez Wells Fargo Bank.
Et en fin de journée, la "super-commission" du Congrès américain chargée de dénicher 1.200 milliards d'économies a annoncé son échec, ce qui devait déclencher un mécanisme de coupes automatiques dans les dépenses.
Vers 22H00 GMT, la livre britannique baissait face à l'euro à 86,25 pence pour un euro, comme face au billet vert à 1,5642 dollar.
Le franc suisse reculait également face à l'euro à 1,2376 franc suisse, comme face au billet vert à 0,9169 franc suisse pour un dollar.
Le yuan chinois a fini à 6,3615 yuans pour un dollar contre 6,3551 yuans vendredi.
Cours de lundi Cours de vendredi
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22H00 GMT 22H00 GMT
EUR/USD 1,3494 1,3519 EUR/JPY 103,83 104,00 EUR/CHF 1,2376 1,2388 EUR/GBP 0,8625 0,8556 USD/JPY 76,94 76,93 USD/CHF 0,9169 0,9162 GBP/USD 1,5642 1,5798