Les futures sur indices prédisent une ouverture en baisse des marchés actions européens aujourd'hui. Les marchés craignent une propagation de la crise de l dette souveraine à l'ensemble de la zone euro, alors que les rendements obligataires de certains pays ne leur permettent plus de se financer sur le marché sans un apport extérieur. Le relèvement d'un cran de la note du Brésil de BBB- à BBB ne semble pas de nature à rassurer les marchés. Une demi-heure avant l'ouverture, les futures sur indices CAC 40 et Dax reculent respectivement de 0,98% et de 0,16%.
L'analyse technique du CAC 40
Du point de vue de l'analyse technique, le bureau DayByDay constate la formation d'une nouvelle bougie noire qui valide la dynamique baissière en cours. Celle-ci n'est pas tranchée, pas puissante, puisque aucune accélération baissière sous le soutien à 3038 points n'est constatée. Les analystes de DayByDay conservent donc un biais baissier sous la nouvelle résistance à 3100 points, récemment formée par deux mèches hautes successives. Mis à part 2884 points, aucun support ne se dégage pour l'instant.
Les valeurs à suivre
ALSTOM
En repli de 5,11% à 24,34 euros, Alstom a accusé jeudi l'une des plus fortes baisses du CAC 40 dans le sillage de la chute des marchés. Valeur considérée comme cyclique, le fabricant français de biens d'équipement est spécialement pénalisé par le regain d'inquiétude concernant l'impact de la crise de la dette souveraine sur l'économie européenne. Par ailleurs, selon une source de marché, Exane BNP Paribas a abaissé son objectif de cours sur la valeur de 38 à 34 euros tout en réitérant son opinion Surperformance.
DL SOFTWARE
DL Software a publié un chiffre d'affaires de 10,09 millions d'euros au troisième trimestre de son exercice 2011, en baisse de 6,2% par rapport à la même période l'an dernier. Le groupe souligne que cette baisse est principalement due à un effet de base défavorable sur l'activité de CIM sur ces trois mois. A périmètre constant (hors acquisition de CIM), le chiffre d'affaires du troisième trimestre affiche ainsi une baisse réduite de 5,3% associée à une marge brute en progression de 1%.
ESI GROUP
ESI Groupa annoncé aujourd'hui avoir finalisé une ligne de crédit syndiqué pour un montant de 30 millions d'euros sur une durée de 7 ans dans le cadre de la poursuite de sa stratégie de croissance. Ce crédit est destiné essentiellement à refinancer des opérations de croissance externe en fonction des opportunités qui se présenteront. Un premier tirage aura lieu dès à présent pour l'acquisition d'IC.IDO réalisée en août dernier.
FRANCE TELECOM
France Télécom a réalisé le placement d'un emprunt obligataire d'un total de 44,3 milliards de yen, annonce le groupe dans un communiqué. Suite à un roadshow qui s'est déroulé les 7 et 8 novembre à Tokyo, France Télécom a réalisé cette émission en yen, représentant un total d'approximativement 427 millions d'euros. « Cette émission s'intègre parfaitement dans la stratégie de financement du groupe consistant à anticiper ses échéances de dette et à diversifier ses sources de financement », écrit l'opérateur.
Les chiffres macroéconomiques
16h00
Indice des indicateurs avancés pour octobre / ETATS-UNISUne demi-heure avant l'ouverture, l'euro cote 1,3494 face au dollar américain.
Hier à Paris
Les Bourses européennes se sont nettement repliées, toujours pénalisées par la crise de la dette. Les indices ont évolué au rythme d'un marché obligataire de plus en en plus tendu. Ainsi, l'Espagne a emprunté 3,563 milliards d'euros à 10 ans au lieu des 4 milliards escomptés. Surtout, le rendement a atteint le niveau record de 6,975% contre 5,433% lors de la précédente émission, en octobre. De son côté, la France a été contrainte de servir des taux plus élevés pour placer sa dette. Le CAC 40 a cédé 1,78% à 3010,29 points tandis que l'Eurotop 100 a perdu 1,30% à 2005,37 points.
Hier à Wall Street
Les marchés américains ont nettement creusé leurs pertes en seconde partie de séance. Dans un contexte d'intensification de la crise en Europe, les indices se sont affaiblis en raison de la dégradation de la configuration technique du S&P 500, l'indice de référence des gestionnaires d'actifs américains. Le secteur technologique a été pénalisé par les prévisions décevantes d'Applied Materials (équipementier pour le secteur des semis) et de Netapp (stockage informatique). L'indice Dow Jones a abandonné 1,13% à 11 770,73 points tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 1,96% à 2587,99 points.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
Production industrielle : il s'agit d'un indice qui mesure les quantités produites dans les entreprises qui exercent leur activité dans des usines, des chantiers, des carrières et des mines. Les secteurs primaire (agriculture, pêche et sylviculture) et tertiaire (transports, commerces, services et administrations) ne sont pas pris en compte. En France, la production industrielle représente 20% du PIB. La production manufacturière correspond à la production industrielle, hors énergie, mais comprend les industries agroalimentaires.
Demandes hebdomadaires d'allocation chômage : Cette statistique américaine, qui est publiée chaque jeudi à 14h30, donne le nombre de nouvelles demandes d'allocation chômage sur la semaine se terminant le samedi précédent. Elle est un indicateur de la santé du marché de l'emploi aux Etats-Unis, mais est cependant volatile. Il est plus pertinent de surveiller son évolution sur plusieurs semaines. Les économistes surveillent ainsi la moyenne mobile de cette donnée sur quatre semaines.
Indice de la Fed de Philadelphie : il s'agit de l'un des premiers indices d'activité régionale publiés chaque mois pour le secteur manufacturier. Un indice supérieur à 0 signale une expansion du secteur et inversement. Son intérêt pour les investisseurs est relativement limité en raison de sa forte volatilité.
Le secteur manufacturier de la région de Philadelphie est relativement similaire à celui de l'ensemble des Etats-Unis. 250 entreprises sont interrogées sur leur activité actuelle (emploi, commandes, livraisons,...) et sur leurs perspectives à six mois.
PIB (Produit Intérieur Brut) : Valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays ou d'un territoire au cours d'une période donnée.
Croissance (économique) : Augmentation durable de l'activité économique d'un pays, que l'on constate notamment par l'évolution des prix, de la production, des revenus.
Cette croissance est évaluée à partir de l'indicateur du produit intérieur brut (PIB = valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays) ou à partir du produit national brut (PNB), qui tient compte des flux de revenus des facteurs économiques entre un pays et le reste du monde.
Inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).
D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.