SGL Carbon progresse de 5,2% à 45,39 euros en Allemagne après l'annonce d'une prise de participation du constructeur automobile BMW. Ce dernier s'est emparé de 15,16% du capital du spécialiste allemand de la fibre de carbone. BMW n'a pas souhaité dévoiler les détails financiers de l'opération. « La légèreté de construction jouera un rôle de plus en plus important à l'avenir dans l'industrie automobile. Notre prise de participation dans le groupe SGL est une étape logique qui va encore renforcer la réussite de notre coopération», a déclaré le directeur financier de BMW, Friedrich Eichiner.
BMW et SGL Carbon opère déjà une co-entreprise détenue à 51% par le second, le premier possédant le solde. Les deux partenaires ont construit une usine de fabrication de fibre de carbone aux Etats-Unis dans l'optique d'utiliser ce matériau dans de prochains modèles.
BMW a précisé qu'il ne chercherait pas à obtenir un siège au conseil d'administration de SGL Carbon.
Reuters rappelle que l'un des principaux actionnaires du constructeur de voiture de luxe, Susanne Klatten, possède déjà 29% de SGL Carbon. Cette société est également l'objet de la convoitise de Volkswagen, qui détient environ 8% du capital.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Biens d'équipement
L'intérêt marqué par les intervenants pour la société italienne Ansaldo STS, la division système ferroviaire du groupe Finmeccanica, souligne qu'une consolidation de la filière ferroviaire en Europe est envisageable. Elle permettrait aux acteurs de contrer la montée en puissance de la Chine. L'industrie européenne comprend plusieurs opérateurs importants comme Alstom, Siemens, Ansaldo et Talgo. L'acquisition d'Ansaldo STS permettrait à Alstom de créer un géant mondial de la signalisation ferroviaire. Mais le groupe français n'est pas seul sur les rangs. Le Canadien Bombardier serait également intéressé et l'Américain General Electric pourrait aussi être un repreneur potentiel. En attendant, pour gagner des marchés, les initiatives sont de mise. Pour remporter le marché de la très grande vitesse entre Moscou et Saint-Pétersbourg, qui représente plus de 20 MdEUR, Alstom est prêt à faire de grandes concessions. Il accepte de transférer toutes ses dernières technologies et de localiser au maximum sa production en Russie.