Les marchés européens devraient une nouvelle fois débuter la séance sur une note de faiblesse. Si les marchés asiatiques évoluaient en ordre dispersé ce matin, Wall Street a fini en nette baisse hier. La crise de la dette souveraine en Europe, qui ne trouve pas d'issue, continue d'empoisonner les marchés boursiers. Les investisseurs continueront donc à se focaliser sur l'évolution des rendements des emprunts d'Etat espagnols, français et italien. Au chapitre économique, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis seront publiées à 14h30, comme chaque jeudi.
L'analyse technique du CAC 40
Du point de vue de l'analyse technique, le bureau DayByDay constate la formation d'une nouvelle bougie de temporisation au-dessus du support ajusté à 3038 points. Le manque de pertinence des niveaux horizontaux illustre bien l'absence de tendance. Néanmoins, la pression reste pour l'instant vendeuse : les analystes de DayByDay conservent un biais baissier sous 3185 points.
Les valeurs à suivre
CASINO
Casino a annoncé que le conseil d'administration de sa filiale Big C Thaîlande avait décidé de reporter l'assemblée générale extraordinaire convoquée pour approuver le projet d'augmentation de capital annoncé le 20 octobre dernier. Ce report temporaire résulte de la situation exceptionnelle due aux inondations en Thaîlande. Le projet d'augmentation de capital sera soumis au vote des actionnaires d'ici la fin de l'année dès que la situation des inondations le permettra.
EADS
Airbus a annoncé que la compagnie low-cost mexicaine Volaris avait signé un protocole d'accord portant sur 44 monocouloirs Airbus éco-efficients, dont 30 A320neo et 14 appareils de la famille A320. Avec cette commande, Volaris devient la première compagnie mexicaine à commander l'A320neo. Le choix de la motorisation sera annoncé ultérieurement par la compagnie. La compagnie exploite actuellement 33 appareils Airbus, et doit encore réceptionner 15 appareils supplémentaires.
OUTREMER TELECOM
Au troisième trimestre 2011, Outremer Telecom a réalisé un chiffre d'affaires de 49,3 millions d'euros, en croissance de 2,9%. Pour les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires s'élève à 143,5 millions d'euros, en croissance de 3,4%. Au troisième trimestre, l'activité Mobile a généré un chiffre d'affaires de 32,3 millions d'euros, en progression de 5,6%. Sur les neuf premiers mois de l'année 2011, cette activité a généré un chiffre d'affaires de 92,4 millions d'euros, en croissance de 7,7%.
VIVENDI
Vivendi (+ 5,56% à 16,34 euros) a affiché hier la progression la plus forte de l'indice CAC après la publication de résultats trimestriels meilleurs que prévu. Si le spécialiste du divertissement a par ailleurs réduit son objectif de résultat net ajusté de 350 millions d'euros sur 2011, la cause est à rechercher dans les nouvelles mesures fiscales françaises : la suppression du régime du bénéfice mondial consolidé et le plafonnement des reports déficitaires. En conséquence, Vivendi vise un résultat net ajusté 2011 supérieur à 2,850 milliards d'euros, contre 3 milliards auparavant.
Les chiffres macroéconomiques
Aujourd'hui, les investisseurs attendent aux Etats-Unis les permis de construire et les mises en chantier en octobre à 14h30, en même temps que les inscriptions hebdomadaires au chômage. L'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie de novembre sera publié à 16 heures.
Ce matin, l'euro cote 1,3492 face au billet vert.
Hier à Paris
Les marchés actions européens ont clôturé la séance de mercredi sur une légère hausse au terme d'une séance particulièrement volatile. Les investisseurs sont restés nerveux dans l'attente de nouveaux développements sur le front de la crise de la dette en zone euro. Après une ouverture en hausse, la tendance s'est dégradée avec les propos de Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, qui a déclaré que la BoE avait révisé en baisse ses prévisions de croissance pour le Royaume-Uni. Les indices CAC 40 et Eurotop 100 ont progressé de 0,52% à 3 064,90 et de 0,09% à 2 091,72 points.
Hier à Wall Street
Les marchés actions américains ont creusé leurs pertes en fin de séance, pénalisés par la crise de la dette en Europe. Les investisseurs estiment qu'après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, la France pourrait être la nouvelle victime des marchés. Pour preuve, l'écart de rendement entre les dettes française et allemande se rapproche des 200 points de base, niveau qu'il n'avait pas atteint depuis le début des années 1990. Le Dow Jones a clôturé en baisse de 1,58% à 11 905,59 points tandis que le Nasdaq Composite a cédé 1,73% à 2 639,61 points.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
Inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).
D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.
Croissance (économique) : Augmentation durable de l'activité économique d'un pays, que l'on constate notamment par l'évolution des prix, de la production, des revenus.
Cette croissance est évaluée à partir de l'indicateur du produit intérieur brut (PIB = valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays) ou à partir du produit national brut (PNB), qui tient compte des flux de revenus des facteurs économiques entre un pays et le reste du monde.
PIB (Produit Intérieur Brut) : Valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays ou d'un territoire au cours d'une période donnée.
Ventes au détail : Ces chiffres sont très suivis par les économistes car les ventes au détail constituent une part importante de la consommation des ménages. Aux Etats-Unis, elles représentent ainsi le tiers de la consommation qui est la principale composante du PIB. Ils permettent également de valider ou relativiser les indications de l'indice de confiance des ménages du Conference Board.
Outre Atlantique ce rapport est publié par le département américain du commerce qui donne une estimation du total des ventes au détail (y compris celles des produits alimentaires) réalisées sur un mois, d'après un échantillon de 5000 établissements détaillants.
Prix à la production : ils mesurent l'évolution des prix de gros, les services ne sont pas compris. Trois catégories sont distinguées : les biens bruts, les biens intermédiaires et les produits finis. Le marché s'intéresse à l'indice des produits finis. Comme pour les prix à la consommation, la primauté est accordée à l'indice prix à la production «core», c'est-à-dire hors énergie et alimentation, qui donne une meilleure idée des tensions sous-jacentes.
Il est théoriquement un précurseur de l'indice des prix à la consommation. La hausse ou la baisse des prix de gros devant un moment ou à un autre être transférée au consommateur. Toutefois, en fonction de la situation concurrentielle, cette liaison est loin d'être évidente.
Indice de la Fed de l'Etat de New York (New York Empire State Index) : cet indicateur de faible importance pour les marchés est établi sur la base d'une enquête réalisée auprès d'une centaine de cadres dirigeants du secteur manufacturier de la région de New York. Ils sont interrogés sur leur situation actuelle et sur leurs perspectives à six mois.