La place du Capitole de Toulouse va perdre une librairie emblématique et presque centenaire, incapable de surmonter une hausse de loyer vertigineuse, victime d'une spéculation immobilière scandaleuse pour le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen.
La société foncière CGI, propriétaire de plusieurs bâtiments sur cette place, symbole de Toulouse, a exigé de la librairie Castéla, une des plus importantes de l'agglomération, de passer le loyer annuel de 200.000 à 800.000 euros, selon une source proche du dossier.
Un arbitrage judiciaire a fixé le nouveau loyer à 340.000 euros, encore trop cher pour la librairie, qui fermera ses portes en février 2012.
La librairie Castéla, qui a ouvert en 1917, "ne peut plus assumer la pression financière imposée par son propriétaire, qui augmente son loyer de façon colossale. Je suis indigné par ce comportement spéculatif dans un contexte économique déjà très difficile, particulièrement pour les librairies indépendantes", a réagi le député-maire.
M. Cohen va prendre contact avec le propriétaire pour l'interpeller sur ce sujet. Un prix, craint la mairie, que seuls des opérateurs de téléphonie, des banques ou des grands groupes pourront payer.
La société CGI a récemment remplacé une brasserie historique de la place du Capitole par une enseigne de produits de beauté, suscitant la réprobation de nombre de Toulousains.