Après avoir connu un rebond en début de journée, les marchés actions européens sont repassés en territoire négatif à la mi-séance. L'incertitude domine et les investisseurs restent préoccupés par la situation de la Grèce et de l'Italie alors que Mario Monti, le nouveau Premier ministre italien, devrait présenter aujourd'hui son nouveau gouvernement. A Paris, Vivendi affiche la plus forte hausse après la publication de résultats meilleurs qu'attendu. Peu avant 12h30, les indices CAC 40 et Eurotop 100 reculent respectivement de 0,08% à 3 044,11 points et de 0,79% à 2 014,20 points.
Infineon (-3,35% à 6,23 euros) affiche la plus forte baisse de l'indice allemand Dax30, les investisseurs manifestant leur déconvenue au sujet des perspectives du fabricant de semi-conducteurs. Sur l'exercice 2012, qui a débuté en octobre, le concurrent de STMicrolectronics table sur un recul d'environ 5% de son chiffre d'affaires pour une marge opérationnelle ajustée comprise entre 10% et 15%. Le repli devrait même être plus prononcé au premier trimestre (-10%) par rapport au quatrième trimestre pour une marge opérationnelle ajustée attendue entre 13% et 14%.
Vivendi (+ 3,91% à 16,085 euros) affiche la progression la plus forte de l'indice CAC après la publication de résultats trimestriels meilleurs que prévu. Si le spécialiste du divertissement a par ailleurs réduit son objectif de résultat net ajusté de 350 millions d'euros sur 2011, la cause est à rechercher dans les nouvelles mesures fiscales françaises : la suppression du régime du bénéfice mondial consolidé et le plafonnement des reports déficitaires. En conséquence, Vivendi vise un résultat net ajusté 2011 supérieur à 2,850 milliards d'euros, contre 3 milliards auparavant.
EDF chute de 4,68% à 19,465 euros, les investisseurs s'inquiétant des conséquences de l'accord scellé entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts pour la filière nucléaire. Si Areva et EDF ont échappé à l'arrêt du chantier de l'EPR de Flamanville, les Verts et le PS envisagent, en cas d'élection, de fermer immédiatement la centrale de Fessenheim, la plus vieille de son parc. Globalement, l'accord prévoit la fermeture de 24 réacteurs sur les 58 en fonctionnement avec pour objectif d'abaisser de 75% à 50% la part de l'atome dans la production d'électricité française d'ici à 2025.
Les chiffres macroéconomiques
L'inflation en zone euro s'est élevée à 3% en octobre sur un an, après 3% en septembre, conformément aux attentes des analystes.
L'indice des prix à la consommation pour octobre sera publié à 14h30 aux Etats-Unis.
La production industrielle et taux d'utilisation des capacités de production pour octobre sera dévoilée à 15h15 aux USA.
A 16h, les investisseurs prendront connaissance de l'indice NAHB de la confiance des constructeurs immobiliers pour novembre aux Etats-Unis.
A la mi-séance, l'euro cote 1,3476 face au dollar américain.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
PIB (Produit Intérieur Brut) : Valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays ou d'un territoire au cours d'une période donnée.
Croissance (économique) : Augmentation durable de l'activité économique d'un pays, que l'on constate notamment par l'évolution des prix, de la production, des revenus.
Cette croissance est évaluée à partir de l'indicateur du produit intérieur brut (PIB = valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays) ou à partir du produit national brut (PNB), qui tient compte des flux de revenus des facteurs économiques entre un pays et le reste du monde.
inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).
D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.