Electrolux chute de 7,77% à 111,6 couronnes suédoises à la Bourse de Stockholm, les investisseurs réagissent mal à la révision à la hausse de son programme d'économie. Le numéro deux mondial de l'électroménager a relevé de 2,6 milliards de couronnes son objectif d'économies annuelles pour le porter à 5,1 milliards (560 millions d'euros). Le groupe accélère le rythme des mesures pour compenser la baisse des ventes dans les pays développés et la hausse des matières premières. Cheuvreux a confirmé la valeur parmi la liste de ses valeurs préférées avec un objectif de cours de 150 couronnes.
Concrètement, Electrolux entend poursuivre l'adaptation de ses capacités de production, avec comme objectif une économie annuelle de 1,6 milliard de couronnes à partir de 2016. Les coûts attachés à ces mesures sont estimés à 3,5 milliards de couronnes.
Le géant suédois prévoit également de réduire de 500 millions de couronnes par an ses frais de personnel pour un coût estime à 500 millions de couronnes.
Enfin, le groupe compte accroître la modularisation de ses sites et optimiser ses achats dans le but de dégager une économie de 3 milliards de couronnes à partir de 2015. Les coûts de ces opérations devraient se monter à 1 milliard de couronnes à répartir entre 2011 et 2012.
Dans un communiqué publié en prélude à une réunion analystes, Electrolux s'est dit surpris par la chute de la confiance des consommateurs dans les pays matures. Fort de ce constat, le groupe prévoit un repli de 25% de ses ventes d'électroménager domestique en Amérique du Nord par rapport à son pic de 2005. Il table en outre sur une baisse de 15% de ses ventes en Europe occidentale par rapport au pic de 2008.
Le mois dernier, le groupe avait annoncé une chute de 40% de son bénéfice net au troisième trimestre, pénalisé par la baisse de la demande liée à la dégradation de la conjoncture et par la hausse des matières premières.
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LE SECTEUR DE LA VALEUR
Biens de consommation
Les géants doivent s'adapter au renchérissement du coût des matières premières. Ainsi, Procter & Gamble a choisi de relever ses prix, mais de façon limitée (+3% en moyenne) pour ne pas perdre de clients. Ces derniers, qui se trouvent essentiellement dans les pays développés, risquent d'opter pour des produits moins coûteux dans un contexte de crise. L'entreprise choisit donc de contraindre ses marges pour maintenir ses parts de marché. Unilever a également opté pour une stratégie de relèvement des prix. Après avoir relancé son activité en 2009 et 2010 au moyen de baisses de prix, son dirigeant, Paul Polman, est parvenu à accroître les résultats du géant anglo-néerlandais en relevant les tarifs. Au premier semestre, sa marge d'exploitation n'a reculé que de 0,2 point, alors que les analystes attendaient un repli de 0,5 point. Le groupe prévoit un bond de 15% du prix des matières premières cette année, mais il considère néanmoins que les hausses de tarifs déjà réalisées le couvrent à 90% contre ce mouvement.