Les futures sur indices prédisent une ouverture en baisse des marchés actions américains aujourd'hui. Les investisseurs sont toujours en proie aux doutes sur la capacité de la zone euro à résoudre le problème de la crise de la dette souveraine. Les marchés devraient par ailleurs réagir à la publication d'une série de chiffres économiques mitigés. Une demi-heure avant l'ouverture, les futures sur indices S&P 500 et nasdaq 100 reculent respectivement de 0,69% à 1 243,70 points et de 0,41% à 2 333,50 points.
Hier à Wall Street
Les marchés actions américains ont terminé dans le rouge, pénalisés par les incertitudes concernant l'évolution de la crise de la dette et le possible retour de la zone euro en récession. Sur le front des valeurs, Boeing s'est distingué à la faveur d'une vente record signé lors du salon de l'aéronautique de Dubaî. A contrario, Bank of America a cédé 2,58% malgré la vente de de 10,4 milliards d'actions China Construction Bank et la réalisation d'une plus-value d'environ 2,9 milliards de dollars. Le Dow Jones a cédé 0,61% à 12 078,98 points tandis que le Nasdaq a reculé de 0,80% à 2 657,22 pts.
Les chiffres macroéconomiques
Les ventes au détail ont progressé de 0,5% en octobre aux Etats-Unis après une hausse de 1,1% en septembre. Les analystes tablaient sur une hausse de 0,3%. Hors automobile, les ventes au détail ont connu une hausse de 0,6% en octobre contre + 0,1% attendu par le marché.
L'indice Empire State a progressé à 0,61 au mois de novembre après être tombé à - 8,48 en octobre. Les analystes tablaient sur -2,10.
Les prix à la production ont reculé de 0,3% aux Etats-Unis au mois d'octobre après une hausse de 0,8% en septembre. Les analystes attendaient une baisse de 0,1% seulement.
Les valeurs à suivre
HOME DEPOT
Le distributeur spécialisé dans le bricolage Home Depot a présenté des résultats légèrement meilleurs que prévu au troisième trimestre et relevé son objectif de bénéfice annuel. Au troisième trimestre, le groupe a généré un bénéfice net de 934 millions de dollars, soit 60 cents par action, à comparer avec 834 millions de dollars, ou 51 cents par action, un an plus tôt. Le consensus Thomson Reuters a été dépassé d'1 cents. Le chiffre d'affaires a atteint 17,3 milliards de dollars, en hausse de 4,4%. Il a progressé de 4,2% à surface comparable, dont de 3,8% aux Etats-Unis.
STAPLES
Le distributeur de matériels de bureau Staples a présenté des résultats conformes aux attentes au troisième trimestre. Son bénéfice net a progressé de 13% à 326 millions de dollars, soit 47 cents par action. Le chiffre d'affaires a augmenté de 0,5% à 6,6 milliards de dollars. Wall Street attendait 6,71 milliards de dollars. Pour le quatrième trimestre, Staples table sur un bénéfice par action, y compris les éléments exceptionnels, situé entre 39 et 43 cents et sur une augmentation des ventes comprise entre 0% et 5%.
WAL-MART
Le numéro un mondial de la distribution Wal-Mart a présenté des résultats trimestriels inférieurs aux attentes, mais les ventes à données comparables de Wal-Mart US ont progressé pour la première fois depuis 9 trimestres. Au troisième trimestre, le distributeur a généré un résultat net en repli de 2,9% à 3,336 milliards de dollars, soit un bénéfice par action de 97 cents. Wal-Mart visait un BPA entre 95 cents et 1 dollars et le consensus Thomson Reuters s'élevait 98 cents. Les ventes de Wal-Mart ont progressé de 8,2% sur la période à 109,5 milliards de dollars.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
Indice de la Fed de l'Etat de New York (New York Empire State Index) : cet indicateur de faible importance pour les marchés est établi sur la base d'une enquête réalisée auprès d'une centaine de cadres dirigeants du secteur manufacturier de la région de New York. Ils sont interrogés sur leur situation actuelle et sur leurs perspectives à six mois.
Prix à la production : ils mesurent l'évolution des prix de gros, les services ne sont pas compris. Trois catégories sont distinguées : les biens bruts, les biens intermédiaires et les produits finis. Le marché s'intéresse à l'indice des produits finis. Comme pour les prix à la consommation, la primauté est accordée à l'indice prix à la production «core», c'est-à-dire hors énergie et alimentation, qui donne une meilleure idée des tensions sous-jacentes.
Il est théoriquement un précurseur de l'indice des prix à la consommation. La hausse ou la baisse des prix de gros devant un moment ou à un autre être transférée au consommateur. Toutefois, en fonction de la situation concurrentielle, cette liaison est loin d'être évidente.
Ventes au détail : Ces chiffres sont très suivis par les économistes car les ventes au détail constituent une part importante de la consommation des ménages. Aux Etats-Unis, elles représentent ainsi le tiers de la consommation qui est la principale composante du PIB. Ils permettent également de valider ou relativiser les indications de l'indice de confiance des ménages du Conference Board.
Outre Atlantique ce rapport est publié par le département américain du commerce qui donne une estimation du total des ventes au détail (y compris celles des produits alimentaires) réalisées sur un mois, d'après un échantillon de 5000 établissements détaillants.