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VINCI : signature d'un contrat de partenariat pour le stade de Bordeaux

Lundi 31 Oct 2011 à 09:01

Alain Juppé, maire de Bordeaux, et Xavier Huillard, PDG de Vinci, représentant le groupement Stade Bordeaux Atlantique associant Vinci Concessions et le groupe Fayat, ont signé en présence de Clément Fayat, président de Fayat, le contrat de partenariat, d'une durée de 30 ans à compter de la mise en service de l'équipement, pour la conception, le financement, la construction, l'exploitation et la maintenance du nouveau stade de Bordeaux, d'une capacité de 40 000 places UEFA EURO 2016, indique Vinci dans un communiqué. Le montant des travaux s'élève à 166 millions d'euros, précise-t-il.

Parallèlement, la Ville et le FC Girondins de Bordeaux, en présence de son PDG Jean Louis Triaud et de Nicolas de Tavernost, représentant de M6, l'actionnaire unique du Club, ont signé un accord de mise à disposition de l'infrastructure par la Ville au Club, qui participe ainsi au financement du projet via un apport initial de 20 millions d'euros puis un loyer annuel de 3,8 millions d'euros pendant 30 ans.

Le groupement Vinci Concessions-Fayat, désigné titulaire pressenti en juillet dernier, a bouclé le financement du projet représentant un investissement total de 219 millions d'euros. Le financement comprend une dette long-terme de 114 millions d'euros, sans recours sur les actionnaires, d'une maturité maximale de 32 ans et un apport en fonds propres de 10 millions d'euros partagés à parts égales entre les deux actionnaires.

Il est complété par une subvention totale de 75 millions d'euros répartie entre l'Etat (28 millions d'euros), la Ville de Bordeaux (17 millions d'euros), la Région Aquitaine (15 millions d'euros) et la Communauté Urbaine de Bordeaux (15 millions d'euros).

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Vinci est le leader mondial du BTP et des concessions, deux métiers complémentaires : la concession d'autoroutes (60% du résultat opérationnel) dépend très peu des cycles économiques et compense en grande partie la cyclicité de l'activité de construction ;

- Avec ASF, Cofiroute et Escota, Vinci est le plus grand acteur français sur le marché autoroutier. Il contrôle près de la moitié du réseau français. En plus des autoroutes, Vinci est présent dans les parkings, les aéroports et les tunnels ;

- La concession d'autoroutes nécessite de lourds investissements au départ, mais offre une excellente visibilité par la suite. La concession est accordée par l'Etat pour de très longues durées, proches de trente ans. Les augmentations de tarifs sont calculées par des formules liées à l'inflation ;

- Cette activité génère un important cash flow. Elle est également très rentable et environ 10 fois supérieure à celle des métiers de travaux du groupe. Le développement de l'automatisation des péages permet d'améliorer encore la rentabilité ;

- Le groupe bénéficie d'une bonne visibilité pour 2011 sur la base d'un carnet de commandes de l'ordre de 11 mois d'activité hors contrat LGV Tours-Bordeaux ;

- Vinci a conclu mi-juin le contrat de concession de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux avec Réseau Ferré de France. Il s'agit d'un projet d'une importance jamais égalée tant en termes de volumes (travaux de 6 MdEUR, 19 viaducs, 7 tranchées couvertes) ;

- Vinci a pleinement adapté son modèle opérationnel aux exigences nouvelles du marché, de plus en plus demandeur de solutions intégrées, tous corps d'état. Le groupe peut gérer toutes les phases du projet : l'amont (conception, programmation et financement), l'équipement puis l'exploitation de l'ouvrage ;

ce modèle opérationnel permet à Vinci de s'imposer comme partenaire privilégié des autorités publiques ;

- L'annonce de l'entrée dans le capital de Vinci du fonds souverain Qatari Diar est positive : le groupe commence ainsi à structurer son capital jusqu'alors très ouvert.

Les points faibles de la valeur

- Les différents plans de relance dans les pays développés sont d'une manière générale plus lents que prévu à mettre en oeuvre ;

- La branche construction dégage une rentabilité très faible ;

- Malgré une politique de réduction de la dette, la structure financière reste tendue ;

- Vinci est encore très présent en France ce qui limite le bénéfice qu'il peut tirer du développement dans les pays émergents ;

- La hausse du prix de l'essence et la tendance à la diminution de la mobilité des vacanciers une fois sur leur lieu de séjour ont malgré tout un impact sur le trafic autoroutier.

Comment suivre la valeur

- La valeur est défensive, du fait de l'activité Concessions, et est aussi considérée comme protectrice contre l'inflation en raison de l'indexation des tarifs des péages à l'inflation ;

- L'activité Construction du groupe est étroitement liée à la conjoncture économique et au niveau des taux d'intérêt ;

- La dynamique de l'activité Concessions s'inscrit, elle, dans le long terme. En partie axés sur les infrastructures, les plans de relance économique lancés dans les différents pays où intervient Vinci devraient contribuer à stimuler l'activité à plus long terme ;

- Le chiffre d'affaires de la branche Concession dépend de la croissance du trafic de véhicules, notamment de celle des poids lourds, plus sensible aux cycles économiques ;

- Le carnet de commandes est à surveiller car un niveau élevé rassure sur l'activité future du groupe ;

- La stratégie d'internationalisation du groupe est également à suivre, notamment dans les pays émergents.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Construction - BTP

La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) est pessimiste pour les mois à venir. Elle estime que le nombre de logements neufs commercialisés pourrait passer sous la barre des 100 000 en 2011, contre 115 000 en 2010 et 106 000 en 2009. Quant à la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), elle craint que le relèvement de la TVA à 5,5% sur les travaux d'entretien-amélioration pénalise l'activité du secteur. Selon la Capeb, le relèvement de ce taux dans le bâtiment entraînerait une perte de chiffre d'affaires de 4,8 MdEUR et la disparition de 40 000 emplois. A cela s'ajoutent d'autres menaces : l'alourdissement de la taxation des plus-values immobilières des résidences secondaires et des logements locatifs, et la réduction du crédit d'impôt-développement durable pour les résidences principales. La confédération confirme pour le moment la prévision d'une progression de l'activité de 2,9% en 2011, revue à la hausse en juillet. Elle ferait suite à un recul de 2,5% en 2010.

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