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EDF suspend le calendrier de ses projets d'EPR au Royaume-Uni (presse)

Vendredi 28 Oct 2011 à 08:54

EDF a suspendu le calendrier de son programme britannique, qui prévoit la construction de quatre EPR, rapporte ce matin Les Echos. L'électricien français estime que toutes les conditions ne sont pas réunies pour lancer cet investissement de 20 milliards de livres. Jusqu'à présent, EDF prévoyait d'entamer en 2013 la construction d'un premier réacteur sur la centrale de Hinkley Point, pour une mise en service en 2018, indique le quotidien. Mais Vincent de Rivaz, le patron de la filiale britannique d'EDF, veut maintenant attendre fin 2012 pour arrêter une décision et le planning de construction.

Il assure qu'il s'agit d'un calendrier « ajusté » et non pas « suspendu » et que des travaux préparatoires commenceront bien au printemps prochain. Ce décalage risque d'avoir un impact sur son fournisseur Areva, souligne Les Echos.

Le journal économique précise qu'EDF veut tirer les leçons de Fukushima. A cet égard, le géant français demande à chacun de « jouer son rôle », et notamment le gouvernement.

"Londres a lancé la réforme de son marché de l'électricité et fixé le prix plancher du CO2 pour avantager les énergies renouvelables et le nucléaire. Mais des points cruciaux restent à régler, en particulier un mécanisme de garantie sur les prix de l'électricité à la sortie des centrales ou le financement du démantèlement, selon Vincent de Rivaz", précise Les Echos.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- EDF est le leader du marché français de l'électricité et un des leaders européens de l'énergie avec de fortes positions au Royaume-Uni et en Italie ;

- Le groupe présente un beau potentiel de développement car les besoins énergétiques futurs sont énormes : d'ici une dizaine d'années, 1 milliard de personnes devraient accéder à l'électricité dans le monde ;

- Le management d'EDF bénéficie d'un excellent historique de performance (amélioration de la performance opérationnelle, bilan assaini, nouveaux critères d'investissements plus stricts) améliorant la perception des investisseurs sur la valeur ;

- Même si depuis 2007 le marché français est ouvert à la concurrence, le leadership d'EDF n'est, pour le moment, pas menacé du fait de prix de revient très compétitifs grâce à ses réacteurs nucléaires ;

- L'acquisition des 50% du capital non encore détenus dans EDF EN, sa filiale spécialisée dans les énergies renouvelables, renforce la stratégie du « mix génération » désormais mise en avant, au lieu du « mix géographique » comme précédemment ;

- EDF a mis fin à l'automne 2010 au conflit qui l'opposait à son partenaire américain Constellation Energy, alors que les marchés redoutaient une longue bataille procédurale. EDF peut donc poursuivre son développement aux Etats-Unis ;

- Le groupe a nettement réduit son endettement, de 42 milliards d'euros fin 2009 à quelque 27 milliards fin 2010, ce qui lui confère des marges de manoeuvre pour des opérations de croissance externe ;

- La politique de distribution des dividendes est très généreuse.

Les points faibles de la valeur

- L'intervention de l'Etat, qui détient près de 85% du capital, notamment sur la hausse des tarifs de l'électricité, brouille la visibilité ;

- L'incertitude majeure qui pèse sur le titre concerne la future formule de l'ARENH (accès régulé à l'électricité nucléaire historique). EDF demande un prix plancher de revente du quart de sa production nucléaire à ses concurrents, comme l'exige la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité), de 42 euros/MWh. Ses concurrents évoquent un prix autour de 35 euros/MWh. Aucune nouvelle n'est attendue avant l'élection présidentielle de 2012. Certains craignent qu'un nouveau gouvernement n'opte pour une formule AREHN défavorable à EDF ;

- L'autre incertitude pesant sur le titre concerne les conséquences des « stress tests » réalisés sur le parc nucléaire du groupe et plus généralement le niveau des investissements nécessaires ;

- Le débat sur la s-reté nucléaire après le drame japonais de mars 2011 rend la valeur volatile et très sujette aux déclarations politiques ;

- Autour de 20 euros mi-septembre, la valeur est loin de son cours d'introduction de 32 euros en 2005.

Comment suivre la valeur

- EDF appartient au secteur des « utilities » (producteurs d'eau, de gaz et d'électricité), qui regroupe des valeurs considérées comme défensives ;

- Les prix de l'électricité sont administrés en France et fixés par l'Etat. La hausse des tarifs est un des catalyseurs du titre. Elle permet notamment de financer les lourds investissements en cours en France ;

- La loi NOME vise à établir une libre concurrence entre tous les acteurs du marché et exige la revente du quart de la production d'électricité nucléaire d'EDF à ses concurrents. Le prix de revente doit être fixé par décret ministériel ;

- L'évolution réglementaire en Europe est également à surveiller ;

- L'un des grands chantiers pour EDF réside dans l'amélioration du taux de disponibilité des centrales nucléaires ;

- Depuis le drame japonais, les centrales nucléaires européennes sont soumises à des « stress tests » visant à évaluer leur résistance en cas d'accident majeur, notamment dans le cas d'un tremblement de terre, d'inondations, de tsunami ou d'une attaque terroriste. Les résultats et les éventuelles mesures à prendre pour EDF seront à suivre (hausse des dépenses de maintenance, durée de vie des centrales, fermeture de certains sites...) ;

- Areva et EDF sont historiquement imbriqués. Areva est le premier fournisseur d'EDF et EDF son premier client. Mais leur relation n'est plus exclusive et les deux groupes sont en désaccord sur deux contrats. L'une des brouilles, dans le traitement du combustible usé, a été résolue. L'autre, l'enrichissement d'uranium, est encore en discussion.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Les réorientations stratégiques sont à l'oeuvre parmi les énergéticiens allemands, lourdement impactés par l'arrêt des réacteurs nucléaires. En y ajoutant la taxe sur le nucléaire introduite le 1er janvier, E.ON estime que ses comptes ont été pénalisés de 1,9 MdEUR au premier semestre. L'impact sur les comptes de RWE s'est élevé à 900 MEUR. E.ON a publié la première perte nette trimestrielle de son histoire, à hauteur de 1,4 MdEUR. Le groupe a annoncé des restructurations qui pourraient concerner jusqu'à 11 000 personnes sur un total de 79000. Comme son concurrent RWE, il a d- réviser à la baisse ses prévisions pour 2011. RWE a, lui, enregistré une perte de 229 MEUR au deuxième trimestre. Pour assainir sa structure financière, le groupe souhaite lever 2,5 MdEUR de capital. Il désire également renforcer son programme de cessions et entend désormais se séparer d'actifs d'un montant total de 11 MdEUR, soit 3 MdEUR de plus que prévu.

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