La Bourse de Paris accentuait sa progression lundi après-midi, portée par une ouverture en hausse de Wall Street et la détermination du couple franco-allemand à enrayer la crise de la dette tandis que le titre de la banque Dexia, en passe d'être démantelée, était très volatil.
A 16H42 (14H42 GMT), l'indice parisien gagnait 2,02%, s'adjugeant 62,66 points à 3.158,34 points dans un volume d'échanges très modeste de 1,849 milliard d'euros.
"Enfin, un cadre se met en place au niveau européen, cela redonne confiance au marché qui table sur un CAC 40 autour du seuil technique de 3.300 points prochainement", a souligné Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse.
"Les investisseurs restent toutefois prudents. Le vote slovaque sur le fonds de soutien européen pourrait être une mauvaise surprise et il faut s'attendre à de très nombreuses rumeurs qui vont jouer plus ou moins favorablement sur la tendance pendant les trois semaines à venir", a-t-il ajouté.
Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont en effet promis une réponse à la crise de la dette mais pas avant début novembre. Ils ont également souligné leur accord "complet" sur une recapitalisation des banques.
En attendant, la réponse à la crise reste encore en chantier.
Les dirigeants européens ont décidé de reporter au 23 octobre un sommet prévu les 17 et 18 octobre afin de finaliser leur réponse, en particulier sur la situation des banques.
Le secteur bancaire avançait en ordre dispersé. Société Générale cédait 0,27% à 20,45 euros, Crédit Agricole était à l'équilibre (+0,06% à 5,36 euros) et BNP Paribas gagnait 2,06% à 32,24 euros.
Hors CAC 40, Dexia cédait 1,78% à 0,83 euro après avoir évolué dans une fourchette extrêmement large (-36% à +6%) depuis sa reprise de cotation à 14H38.
Les représentants des gouvernements belge, français et luxembourgeois sont tombés d'accord dimanche pour apporter une garantie de 90 milliards d'euros aux financements du groupe, afin de faciliter son démantèlement.
L'impact de cette garantie sur la note de l'Etat français sera "limité", selon Moody's, sa concurrente Fitch jugeant pour sa part qu'elle "ne représente pas, en soi, un risque significatif".
Parmi les autres secteurs, les groupes parapétroliers profitaient des cours élevés du pétrole. Technip prenait 5,13% à 63,05 euros. Hors CAC 40, Vallourec s'adjugeait 8,02% à 47,54 euros et Maurel & Prom 5,07% à 13,36 euros.
Air France-KLM était en nette hausse (+5,40% à 5,42 euros). Le trafic passager a progressé de 9,3% en septembre, tandis que son activité de fret a enregistré une baisse de 3,4%.
Cegedim (+0,09% à 22,02 euros) n'était pas affecté par la dégradation de sa note par Standard & Poor's, de "BB" à "BB-". L'agence a pris cette décision à la suite de l'abaissement des prévisions annuelles de croissance du groupe d'informatique médicale.