Fralib: la propriété de la marque Eléphant ne relève pas de l'Etat | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Macro Économie

Fralib: la propriété de la marque Eléphant ne relève pas de l'Etat

Mardi 04 Oct 2011 à 17:51

Le ministre de l'Industrie Eric Besson a estimé mardi à l'Assemblée nationale que la divergence entre les salariés de l'usine Fralib de GémeNOS et le groupe Unilever sur la cession de la marque Eléphant ne relève pas de l'Etat.

"Il y a des choses que l'Etat peut faire", a déclaré M. Besson, interrogé par Michel Vauzelle (PS, Bouches-du-Rhône) sur la situation de l'usine Fralib de Gémenos.

"Nous demandons par exemple de trouver une alternative à la fermeture" et "nous sommes en mobilisation absolue pour le reclassement des salariés", a-t-il dit, ajoutant: "c'est la responsabilité de l'Etat".

"Mais lorsque les salariés veulent reprendre la marque Eléphant et qu'Unilever dit +cette marque m'appartient, je ne suis pas prêt à la céder+ (...) l'Etat ne peut pas faire", a poursuivi le ministre.

M. Besson a au passage stigmatisé "un certain nombre de propos démagogiques sur la politique industrielle" en réponse au député socialiste. "Nous nous mobilisons très concrètement au service de nos filières et de leurs salariés, d'autres tiennent des propos démagogiques (...)", a-t-il lancé.

Unilever veut fermer l'usine de Gémenos, la seule en France à fabriquer les thés Lipton et infusions Eléphant, au motif d'une compétitivité insuffisante. Les 182 salariés menacés se battent pour pérenniser le site et réclament que la marque Eléphant, les machines et le savoir-faire leur soient cédés.

Le groupe Unilever a affirmé, dans une déclaration à l'AFP, que "dans leur projet dit +alternatif+, les représentants des salariés prennent des chiffres erronés, oublient des coûts et s'approprient une marque qui ne leur appartient pas".

"L'idée est peut-être extérieurement séduisante, mais elle ne résiste pas à l'examen des faits", déclare Sophie Jayet, directrice de la communication d'Unilever France, qui affirme que ce projet "conduirait à des pertes de 9 à 12 millions d'euros par an".

La cour d'appel d'Aix-en-Provence doit se prononcer le 19 octobre sur le plan de sauvegarde de l'emploi proposé par Unilever pour fermer Fralib.

Partager sur Facebook
Article Précédent :
Dexia: Caisse française des dépôts...
Article Suivant :
Le Brésil promet son soutien à...

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 

Les autres actualités


Retour vers 'Macro Économie' »




Mots-clés : Emploi   Euros   Fralib   Besson  
Sociétés citées dans cette news : Unilever   NOS  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?