La Bourse de Paris hésitait sur la direction à suivre vendredi à la mi-journée, prenant 0,54%, évoluant avec prudence après trois séances de hausse et dans l'attente des conclusions d'une réunion européenne sur la crise de la dette.
A 11H54 (09H54 GMT), le CAC 40 gagnait 16,53 points à 3.062,15 points, dans un volume d'échanges de 1,228 milliard d'euros.
Le marché parisien ne savait pas sur quel pied danser, tenté par des prises de profits après trois jours de hausse dont un bond de 3,27% jeudi
"Il n'y a pas de nouvelles particulières. Le marché prend peut-être un peu de bénéfices après avoir progressé ces derniers jours", observe Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.
Témoins des incertitudes du marché, les valeurs bancaires étaient en ordre dispersé, après s'être envolées la veille grâce à l'action coordonnée des banques centrales sur les liquidités en dollars.
BNP Paribas (-0,28% à 30,42 euros) perdait du terrain au contraire de Crédit Agricole (+2,61% à 5,67 euros) et Société Générale (+2,54% à 18,80 euros).
La séance risque en outre d'être volatile, selon le vendeur d'actions, puisque c'est une journée dite des "4 sorcières" qui marque l'expiration de plusieurs échéances de différents produits financiers. La manière dont les opérateurs vont gérer ces échéances peut éventuellement provoquer des fluctuations du marché, à la hausse ou à la baisse.
En zone euro, une bonne nouvelle est venue d'Allemagne, où la chancelière Angela Merkel a déclaré vendredi que la croissance du produit intérieur brut (PIB) serait "plus proche de 3% que de 2,5%" en 2011.
Les regards des investisseurs sont désormais braqués sur la Pologne qui accueille une réunion informelle de deux jours, des ministres des Finances de la zone euro, puis de l'ensemble des pays de l'Union européenne en Pologne.
Ce rendez-vous doit permettre de mettre la dernière main au second plan d'aide à la Grèce, impératif pour sauver le pays et la zone euro.
Pour les économistes du courtier Aurel BGC, les attentes des marchés à l'égard de cette réunion "sont sûrement un peu trop fortes" et "la crise" de la dette en Europe "ne sera pas réglée ce soir (vendredi, ndlr)".
En dehors des valeurs bancaires, Air France-KLM prenait 1,48% à 6,15 euros après avoir annoncé une commande de 110 appareils long-courrier, dont 50 commandes fermes, aux constructeurs européen Airbus et Américain Boeing.
EADS, maison mère d'Airbus, perdait en revanche 1,10% à 22,02 euros.
Enfin, Hermès chutait de 7,19% à 249,00 euros, reprenant sa cotation après une suspension la veille, alors que la famille fondatrice a obtenu le feu vert de la justice pour réorganiser le capital du sellier.