L'euro perdait du terrain face au dollar mercredi, dans un marché toujours prudent et attentif à l'évolution de la crise grecque, alors que les dirigeants allemand, français et grec devaient s'entretenir dans la journée au téléphone.
Vers 09H20 GMT (11H20 à Paris) l'euro valait 1,3647 dollar contre 1,3682 dollar mardi à 21H00 GMT.
L'euro perdait également du terrain face au yen à 104,95 yens contre 105,19 yens la veille.
Le dollar restait presque stable face à la devise nippone, à 76,90 yens contre 76,88 yens mardi.
Les commentaires divers et variés sur la zone euro, "aussi vagues que contradictoires, pointent des directions opposées", ce qui rend la trajectoire du couple euro-dollar très fluctuante et accroît la volatilité des échanges, observait Steven Englander, analyste chez CitiFX.
Les cambistes guettaient avec anxiété mercredi une conférence téléphonique entre la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre grec Georges Papandréou, prévue à 16H00 GMT, sur fond de nouvelles inquiétudes sur la situation financière de la Grèce et avant une réunion informelle des ministres des Finances de la zone euro prévue en fin de semaine à Wroclaw (Pologne).
Cette téléconférence de mercredi intervient alors que la France et l'Allemagne, moteurs de la zone euro, peinent à contenir les tensions sur les marchés financiers, où les spéculations sur un défaut de paiement de la Grèce s'amplifient.
La nervosité des investisseurs avait été exacerbée lundi par un ministre allemand qui avait ouvertement évoqué l'éventualité d'un défaut de paiement.
Mme Merkel a tenté mardi d'apaiser les marchés financiers, paniqués à l'idée d'une faillite de la Grèce, dont les conséquences pour la zone euro inquiètent le monde entier, de Washington aux pays émergents.
La chancelière allemande a en effet déclaré que la "priorité absolue est d'éviter un défaut de paiement incontrôlé parce que cela ne toucherait pas seulement la Grèce, et parce que le risque est très élevé que cela nous affecte tous, ou du moins beaucoup d'autres pays".
La Grèce, sous perfusion de l'Union européenne (UE), de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI), tente de boucler dans la hâte son projet de budget 2012 en intégrant de nouvelles mesures d'austérité et des réformes structurelles pour freiner l'escalade de son déficit budgétaire et tenter de sécuriser le versement d'une nouvelle tranche d'aide du prêt de 110 milliards d'euros consenti en mai 2010 par la zone euro et le FMI.
De plus, "la crise de confiance sur les dettes souveraines des pays de la zone euro et sur le système bancaire européen continue de prendre de l'ampleur, Moody's jetant de l'huile sur le feu en abaissant la note des banques françaises Société Générale et Crédit Agricole du fait de leur exposition à la dette grecque", relevait Lee Hardman, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi.
L'agence d'évaluation financière Moody's a également prolongé l'examen sur la note de BNP Paribas, inchangée pour l'instant, alors que la rumeur d'un abaissement général circulait depuis dimanche sur les marchés.
Vers 09H20 GMT, le franc suisse était stable face à l'euro à 1,2037 franc suisse pour un euro, et reculait face au billet vert à 0,8819 franc suisse pour un dollar.
La livre britannique progressait un peu face à l'euro à 86,53 pence pour un euro, mais reculait légèrement face au billet vert à 1,5771 dollar.
L'once d'or valait 1.829,43 dollars contre 1.820 dollars mardi soir.
Cours de mercredi Cours de mardi
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09H20 GMT 21H00 GMT
EUR/USD 1,3647 1,3682 EUR/JPY 104,95 105,19 EUR/CHF 1,2037 1,2038 EUR/GBP 0,8653 0,8665 USD/JPY 76,90 76,88 USD/CHF 0,8819 0,8798 GBP/USD 1,5771 1,5785