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La Bourse de Paris termine en chute de 4,03% au plus bas depuis avril 2009

Lundi 12 Sep 2011 à 17:54

La Bourse de Paris a poursuivi sa dégringolade lundi, terminant sur une chute de 4,03%, affolée par l'hypothèse d'une faillite de la Grèce et plombée par la dégringolade du secteur bancaire sous la menace d'une dégradation par l'agence de notation Moody's.

Le CAC 40 a lâché 119,78 points à 2.854,81 points, finissant à son plus bas niveau depuis avril 2009, dans un volume d'échanges fourni de 4,619 milliards d'euros. Vendredi, il avait cédé 3,60%.

Le marché parisien sest particulièrement inquiété dune éventuelle dégradation de la note des banques françaises par Moodys.

L'agence avait annoncé mi-juin envisager un abaissement pour Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole du fait de leur exposition à la dette grecque. La période d'observation étant de trois mois, une décision est attendue dans les prochains jours.

Or, la situation en Grèce est loin de s'être améliorée.

"Les marchés anticipent des scénarios très noirs et ne veulent retenir que les hypothèses les plus sombres", souligne Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.

Ils craignent qu'Athènes ne soit pas en mesure de respecter ses engagements budgétaires, ce qui entraînerait sa faillite.

Le ministre allemand de l'Economie Philipp Rösler n'a d'ailleurs pas écarté cette hypothèse, en mettant en avant la nécessité de sauver l'euro. Son homologue aux Finances, Wolfgang Schäuble, se préparerait aussi à un tel scénario, selon l'hedomadaire Der Spiegel.

La Grèce a tenté de rassurer afin de garantir le versement d'une prochaine tranche d'aide internationale, en mettant sur la table des mesures supplémentaires d'économies de 2 milliards d'euros.

Outre la situation en zone euro, les marchés craignent toujours que la croissance ne s'étouffe aux Etats-Unis et en Europe.

Rien n'a été fait pour les rassurer durant la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus riches de la planète (G7), qui se sont contentés de promettre une réponse "forte" et "coordonnée" à la crise mais sans préciser leur stratégie.

Les bancaires ont été particulièrement malmenées. BNP Paribas a dévissé de 12,35% à 26,12 euros et Crédit Agricole de 10,64% à 4,83 euros.

Société Générale a dégringolé de 10,75% à 15,57 euros. La banque a annoncé un plan d'économies, avec suppressions d'emplois à la clef, et une accélération de ses cessions d'actifs indésirables, tout en écartant une augmentation de capital.

SOCIETE GENERALE

BNP PARIBAS

CREDIT AGRICOLE SA

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