La Bourse de Paris conservait un cap nettement haussier mercredi en milieu d'après-midi (+2,82%), grâce à des achats à bon compte et dans l'attente de décisions susceptibles de doper l'économie des deux côtés de l'Atlantique.
A 15H50 (13H50 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 82,59 points pour s'inscrire à 3.049,58 points, dans un volume d'échanges faible de 1,69 milliard d'euros.
La remontée des Bourses asiatiques a permis d'enclencher le mouvement de hausse dès l'ouverture du marché parisien. Par la suite la reprise a été alimentée par de nombreux espoirs et confortée par le net rebond de Wall Street dès son ouverture.
Les investisseurs espèrent que la Banque centrale européenne, lors de sa réunion mensuelle jeudi, annonce un arrêt dans la hausse des taux ce qui permettra de soulager les marchés. Ils anticipent également la mise en place d'un massif plan d'aide à l'emploi aux Etats-Unis qui pourrait permettre d'éviter la récession, tant redoutée.
Doté de quelque 300 milliards de dollars, ce plan qui doit être annoncé jeudi par le président américain Barack Obama devrait permettre de doper les marchés en aidant à faire reculer le taux de chômage.
Sur le plan de la dette en zone euro, les investisseurs ont été également rassurés par la décision allemande d'autoriser les aides promises par Berlin pour aider la zone euro. Cette décision lève une incertitude, se félicite-t-on dans les salles de marché ou l'on reconnaît que la situation demeure toutefois toujours très fragile.
Rhodia ne profitait pas de la revalorisation de sa note attribuée par Standard et Poor's et évoluait autour de l'équilibre (-0,03% à 31,53 euros).
Les bancaires, malmenées depuis plus d'un mois, se redressaient très timidement, les incertitudes continuant à peser lourdement sur ce secteur: Crédit Agricole (+1,19% à 5,62 euros), Société Générale (+1,35% à 19,2 euros), BNP Paribas (+2,61% à 30,46 euros), Natixis (+2,42% à 2,50 euros).
Thalès progressait de 2,87% à 25,66 euros alors que JP Morgan a initié son suivi sur cette valeur à "neutre".
Sodexo qui a annoncé une acquisition au Brésil prenait 2,47% à 51,94 euros.
En forte baisse, on note le titre Boiron (-22,43% à 20,87 euros) après l'annonce d'une perte de 215.000 euros sur le premier semestre et un discours très prudent sur la deuxième partie de l'année.