Le titre Adecco recule de 6,26% aujourd'hui à 36,25 francs suisses. Sur les cinq dernières séances, le titre a plongé de plus de 16%. Le groupe de travail temporaire a pourtant publié des résultats meilleurs qu'attendu malgré une déception au niveau opérationnel. Adecco a ainsi publié un bénéfice net de 141 millions d'euros au titre du deuxième trimestre de son exercice 2011, en hausse de 45%. De son côté, le chiffre d'affaires est ressorti à 5,166 milliards d'euros, en hausse de 11%.
Les analystes tablaient en moyenne sur un résultat de 122 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 5,13 milliards d'euros. Le résultat opérationnel est en revanche ressorti à 186 millions d'euros, inférieur aux 203 millions d'euros attendus par les marchés. L'an passé, il s'élevait à 154 millions d'euros. La marge opérationnelle s'élève à 3,9% sur la période.
Le groupe suisse a confirmé son objectif de dégager une marge Ebitda supérieure à 5,5% à moyen terme. La direction d'Adecco a estimé que l'environnement va « continuer à offrir des opportunités de croissance ». La société dit continuer à voir une « bonne demande des clients ».
Adecco évalue à 10 millions d'euros les synergies de coûts consécutives à l'acquisition de Drake Beam Morin, annoncée fin juillet.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Services aux entreprises
En France, l'emploi intérimaire, qui a commencé à redémarrer fin 2009, a continué sa progression, en juin. Le rythme a été un peu supérieur aux mois passés, avec une hausse de 1,3% sur un mois et de 24,8% sur un an. L'augmentation avait été plus faible au mois de mai (+0,3% sur un mois et +22,8% sur un an) mais à peu près équivalente en avril (+1,7 % sur un mois et +24,6 % sur un an). Cette donnée n'est pas spécifique à la France car l'intérim se redresse également à l'étranger, notamment aux Etats-Unis. C'est ce que confirment les chiffres publiés par le leader mondial du secteur, Adecco. Il a bénéficié d'une croissance de 16% de son chiffre d'affaires en juillet et août. Selon le groupe le taux de pénétration sur le marché du travail de la part de l'intérim remonte aux tats-Unis. Il avait chuté à 1,3% pendant la crise et se situe désormais à 1,6%.