RWE (- 6,40% à 28,725 euros) affiche l'une des plus fortes baisses d'un indice dax 30 en net repli. Le plus important producteur allemand d'énergie a dévoilé une performance opérationnelle légèrement inférieure aux attentes au premier semestre, 24 heures après avoir abaissé ses objectifs 2011. RWE a mis en cause la décision du gouvernement allemand de sortir du nucléaire. Celle-ci a réduit son résultat opérationnel de 900 millions d'euros.
Au premier semestre, RWE a réalisé un bénéfice net récurrent en recul de 39% à 1,667 milliard d'euros et un résultat opérationnel en baisse de 33% à 3,34 milliards d'euros. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un résultat net de 1,71 milliard d'euros. Le chiffre d'affaires a augmenté de 0,4% à 27,457 milliards d'euros.
« Les décisions prises par le gouvernement allemand se sont traduites par un fardeau financier substantiel. Toutefois, le concept énergétique du gouvernement allemand représente également des opportunités dont nous voulons nous saisir », a déclaré Juergen Grossmann, directeur général de RWE.
« Au centre de notre stratégie - être plus attentif au développement durable, plus international et plus robuste - se trouve l'amélioration de notre efficience et l'amélioration de l'empreinte carbone de notre production d'électricité », a-t-il ajouté.
Hier, le groupe allemand avait révisé en baisse ses prévisions 2011 en raison de la décision du gouvernement allemand de renoncer au nucléaire. Il anticipe désormais une baisse d'environ 25% de son résultat opérationnel, contre 20% annoncé à l'origine. Le bénéfice net récurrent est lui attendu en repli de 35%, à comparer avec 30% auparavant.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Services aux collectivités
Le deuxième acteur mondial dans le domaine de l'électricité est né. Deux ans après la fusion entre Gaz de France et Suez, GDF Suez vient de reprendre le britannique International Power. Il est ainsi propulsé du neuvième au deuxième rang des producteurs mondiaux d'électricité, derrière EDF. Il devient également le leader mondial des groupes de services aux collectivités (utilities) en tenant compte de la production de gaz. Toutefois, cette opération va accroître la dette de GDF Suez, qui va passer de 33,5 à 42,4 milliards d'euros. Le groupe français compte donc lancer des cessions de 4 à 5 milliards d'euros.