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A suivre aujourd'hui : SUEZ ENVIRONNEMENT

Mercredi 03 Aoû 2011 à 08:33

Suez Environnement a réalisé au premier semestre un résultat net part du groupe de 221 millions d'euros, en baisse de 42,8%, et un résultat brut d'exploitation de 1,233 milliard d'euros, en hausse de 18,3% (17,6% à taux de change constant). Le numéro deux mondial des services à l'ENVIRONNEMENT explique que le RBE a été tirée par le segment Eau Europe avec l'intégration d'AGBAR et le segment Déchets Europe qui a bénéficié d'un niveau soutenu d'activité avec une hausse des volumes traités.

La baisse du résultat net par rapport au premier semestre 2010 provient principalement des plus-values réalisées en 2010.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un résultat net de 184 millions d'euros et un RBE de 1,219 milliards d'euros.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 11,8% (11,3% à taux de change constant) à 7,376 milliards d'euros. La croissance organique s'est élevée à 8,7%. Le marché attendait 7,339 milliards d'euros.

En matière de perspectives, Suez Environnement a confirmé ses objectifs 2011-2013. Il vise une croissance moyenne du chiffre d'affaires d'au moins 5% à changes constants et une croissance moyenne du RBE d'au moins +7% à changes constants, hors effet périmètre supplémentaire en 2011 lié à l'acquisition d'AGBAR. Pour 2011, le groupe cible un résultat net part du groupe supérieur à 425 millions d'euros et un cash flow libre supérieur à celui de 2011.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Le numéro deux mondial des services à l'environnement bénéficie de trois grands moteurs de croissance : l'accroissement de la population mondiale et de l'urbanisation, la nécessité de gérer les impacts sur l'environnement, et enfin le renforcement des réglementations ;

- La grande part du chiffre d'affaires réalisée auprès des collectivités locales ou des Etats à travers des contrats à long-terme confère au groupe une bonne visibilité sur son activité (en France, les collectivités locales, agences de l'eau et l'Etat représentent 60% de son activité dans l'Eau) ;

- Le modèle de gestion déléguée qui est celui de Suez Environnement (et de Veolia) devrait fortement se développer, les opérateurs privés fournissant en eau moins de 10% de la population mondiale (contre 65% en France). Ce modèle est moins coûteux pour les clients que celui de la régie ;

- Suez Environnement bénéficie de solides parts de marché en Europe ;

- Au contraire de son concurrent Veolia, l'entreprise n'a pas mené de coûteuses acquisitions en haut de cycle, et se trouve donc moins fragilisée ;

- La prise de contrôle d'Aguas de Barcelona va permettre de créer un deuxième pilier européen dans l'eau ;

- Le groupe bénéficie d'une situation capitalistique stable avec un actionnaire de référence, GDF Suez, qui détient 35% du capital.

Les points faibles de la valeur

- Les investisseurs boudent toujours la valeur ;

- La crise a mis en évidence la forte exposition d'une partie des activités de Suez Environnement aux cycles économiques alors que le groupe a longtemps été perçu comme défensif ;

- Le ralentissement économique a particulièrement touché les activités déchets liées aux clients industriels et commerciaux, à caractère cyclique ;

- Dans un contexte de reprise molle dans la zone euro, où le groupe réalise encore l'essentiel de son activité, la visibilité reste faible, notamment sur les activités propretés ;

- La consolidation dans les comptes de la totalité d'Agbar alourdit la dette nette du groupe de 1,2 milliard d'euros.

Comment suivre la valeur

- La valeur reste considérée comme défensive ;

- Les activités liées à l'eau et à la propreté sont fortement consommatrices de capitaux. Les sociétés comme Suez Environnement, qui appartiennent au secteur dit des « utilities », ont traditionnellement un niveau d'endettement élevé et sont en ce sens dépendantes des taux d'intérêt ;

- La décote de Suez Environnement sur Veolia n'est pas réellement justifiée, selon les analystes, même si Veolia peut prétendre à une prime de leader du secteur ;

- L'intégration d'Agbar est à suivre ;

- A partir de juillet 2011, et conformément au pacte d'actionnaires (qui dure jusqu'en juillet 2013), chaque partenaire du pacte a la liberté de céder ses titres en respectant l'ordre de préemption (aux actionnaires hors GDF, puis GDF puis Suez Environnement). Un renforcement de GDF Suez dans Suez Environnement, qui pose par ailleurs comme préalable la volonté d'un autre actionnaire de se désengager, est peu probable selon les analystes.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Le deuxième acteur mondial dans le domaine de l'électricité est né. Deux ans après la fusion entre Gaz de France et Suez, GDF Suez vient de reprendre le britannique International Power. Il est ainsi propulsé du neuvième au deuxième rang des producteurs mondiaux d'électricité, derrière EDF. Il devient également le leader mondial des groupes de services aux collectivités (utilities) en tenant compte de la production de gaz. Toutefois, cette opération va accroître la dette de GDF Suez, qui va passer de 33,5 à 42,4 milliards d'euros. Le groupe français compte donc lancer des cessions de 4 à 5 milliards d'euros.

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