Les marchés actions débutent cette semaine comme ils avaient fini la précédente : dans le rouge sombre. Les indices sont lestés par des valeurs financières toujours pénalisées par les craintes liées à la crise de la dette souveraine. Les ministres des Finances européens tiennent actuellement une réunion d'urgence consacrée à cette crise et en particulier au dossier grec sur lequel ils essayent d'aplanir leurs différences. Les marchés craignent une extension de cette crise à l'Italie. Vers 12h25, l'indice CAC 40 perd 1,43% à 3857,40 points et le FTSE Eurotop 100, 0,67% à 2296,52 points.
A Londres, l'action BSkyB prolonge son mouvement de baisse et affiche le plus fort repli de l'indice FTSE 100 avec un recul de 5,53% à 708,50 pence. Le titre du bouquet de chaînes satellites continue de subir les retombées du scandale des écoutes téléphoniques au Royaume-Uni, qui secoue l'empire médiatique de Rupert Murdoch. Le gouvernement a annoncé qu'il allait demander aux autorités de régulation (Ofcom et Oft) si les derniers événements de la semaine passée changeaient leur avis sur l'offre de rachat de BSkyB par News Corp, groupe appartenant à Rupert Murdoch.
Le titre Renault recule de 2,13% à 38,37 euros aujourd'hui, alors que l'ensemble du secteur automobile est orienté à la baisse à la bourse de Paris. Le constructeur automobile a publié des chiffres de ventes pénalisés par une faible activité en Europe. Les investisseurs sont par ailleurs déçus par la révision à la baisse des prévisions du groupe concernant la croissance du marché automobile mondial en 2011. Renault a annoncé avoir vendu 1,4 million de véhicules dans le monde au premier semestre, en progression de 1,9%.
Sanofi perd 0,99% à 54,97 euros. Le groupe pharmaceutique a indiqué que la première étude de phase 3 sur Alemtuzumab (Lemtrada) dans la Sclérose en Plaques a donné des résultats positifs. Elle a annoncé une réduction de 55 pour cent du taux de poussées par rapport à Rebif (traitement approuvé dans la sclérose en plaques) au cours des deux ans de l'étude. En revanche, la « signification statistique » n'a pas été obtenue pour le deuxième critère principal d'évaluation, qui est le délai écoulé jusqu'à une accumulation durable du handicap pendant six mois, en comparaison avec Rebif. Alemtuzumab est une molécule développée par Genzyme en partenariat avec Bayer.
Les chiffres macroéconomiques
La production industrielle en France a augmenté de 2% en mai par rapport à avril. Le consensus Reuters était de +0,5%. La production manufacturière, c'est-à-dire hors énergie mais en incluant l'agroalimentaire, a augmenté de 1,5% en mai.
A la mi-séance, l'euro cote 1,4116 face au billet vert.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
BCE (Banque Centrale Européenne) : La Banque centrale européenne (BCE) se veut avant tout la gardienne de la stabilité des prix à moyen terme dans la zone euro (Belgique, Allemagne, Espagne, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Finlande, Grèce), afin de protéger le pouvoir d'achat et de contribuer à l'instauration d'un environnement économique favorable. La BCE et les banques centrales nationales des 12 pays de la zone euro constituent ce qu'on appelle l'Eurosystème. Les banques centrales des trois Etats de l'Union européenne n'ayant pas encore adopté l'euro (Danemark, Suède et Royaume-Uni) ne participent pas au processus de décision concernant la politique monétaire unique.
Organe de décision suprême de la BCE, le conseil des gouverneurs (composé des six membres du directoire de la BCE et des douze gouverneurs des banques centrales nationales de la zone euro) est habilité à fixer les taux d'intérêt auxquels les banques commerciales et autres établissements de crédit peuvent obtenir de la monnaie (c'est-à-dire de la liquidité). Ces établissements jouent le rôle de canal de transmission de la politique monétaire vers l'ensemble des agents économiques. Ainsi, le conseil des gouverneurs pilote indirectement les taux d'intérêt pratiqués dans l'ensemble de l'économie de la zone euro, notamment les taux des prêts accordés par les banques commerciales aux ménages et aux entreprises et les taux de rémunération des dépôts des épargnants.