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Darty sauve encore la mise de Kesa, poussé à vendre son enseigne britannique

Mercredi 22 Jun 2011 à 14:07

Les bons résultats de Darty en France ont encore sauvé la mise du groupe de distribution britannique Kesa Electricals, qui a fait grimper son cours de Bourse mercredi en évoquant la possibilité d'une vente de sa marque Comet lourdement déficitaire au Royaume-Uni.

En milieu de séance, l'action Kesa gagnait près de 6% à 141,70 pence, le marché ayant commencé à parier sur une scission du groupe.

Alors que les analystes envisagent désormais un retrait de la Bourse de Londres au profit d'une cotation à Paris, le directeur général du groupe, le Français Thierry Falque-Pierrotin, a assuré à la presse qu'un tel projet n'était pas "aujourd'hui à l'ordre du jour".

Kesa a fait état d'un bénéfice net annuel de 31,8 millions d'euros sur l'année achevée le 30 avril, entièrement dû à la performance de sa marque française, mais en baisse de 29%.

Et le contraste entre les deux principales marques du groupe est plus marqué que jamais: Darty France (près de 50% des revenus globaux) a enregistré une hausse de son résultat d'exploitation de 11,9% à 149,2 millions d'euros, tandis que celui de Comet (30% des revenus) plongeait dans le rouge à -10,3 millions d'euros (contre +12,4 millions en 2009/2010).

Tout en se félicitant du succès du "concept Darty", qui permet à l'enseigne de prévoir l'ouverture de quatre nouveaux magasins cette année en France pour en porter le nombre à 228, le groupe a promis "un plan ambitieux de redressement de Comet".

Celui-ci passerait par de nouvelles réductions de coûts, la cession d'ici trois ans de 17 magasins (sur 249) sous-performants, et une réorganisation en profondeur des espaces de vente.

Mais Comet est, comme ses concurrents Currys ou Best Buy UK, tributaire d'un contexte économique national déprimé par un plan de rigueur gouvernemental drastique et son rétablissement semble loin d'être acquis, au moins à court terme.

Le Conseil d'administration de Kesa va donc "examiner s'il y a d'autres options stratégiques à considérer" pour l'avenir de l'enseigne britannique, a indiqué M. Falque-Pierrotin.

Ces options, a-t-il dit, "peuvent clairement inclure une vente de Comet ou une joint-venture".

"Ce qui est en revanche exclu, c'est une fermeture de Comet ou une restructuration massive" qui impliquerait la cession de nombreux magasins comme l'a évoqué la presse britannique, a-t-il précisé lors d'une conférence téléphonique.

Les investisseurs ont rapidement salué l'éventualité d'une scission du groupe. D'autant que, selon l'agence financière Dow Jones Newswires, les noms de fonds d'investissement potentiellement intéressés par Comet ont commencé à circuler dans les salles de marché.

Autre argument jouant en faveur d'une vente de Comet: les dirigeants du groupe font face à un actionnaire très pressant, le fonds d'investissement activiste Knight Vinke, qui détient 18% du capital après y être monté en flèche en moins d'un an. Or ce fonds est connu pour exiger un retour rapide sur ses investissements.

Kesa, filiale jusqu'en 2003 du distributeur britannique Kingfisher, détient des enseignes dans plusieurs autres pays européens, notamment en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie et en Turquie, où il se promet de poursuivre le développement du "concept Darty".

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