L'euro accentuait sa progression face au dollar mardi, résistant à un nouvel abaissement de la note de la dette de la Grèce par l'agence Standard & Poor's grâce à un regain d'appétit pour les investissements à risque après la diffusion d'indicateurs chinois.
Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,4470 dollar contre 1,4413 dollar lundi à 21H00 GMT.
L'euro progressait également face à la devise japonaise à 116,46 yens contre 115,61 yens la veille.
Le dollar gagnait du terrain face au yen à 80,48 yens contre 80,21 lundi soir.
Standard & Poor's a annoncé lundi l'abaissement de trois crans de la note de la dette à long terme de la Grèce, et l'a assortie d'une perspective négative, considérant que le risque de défaut de paiement dans les douze mois s'était encore accru.
Cette décision n'a pourtant "pas vraiment nui à la monnaie unique", notait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
"L'euro était déjà tombé (avant cette annonce) à un nouveau plus bas inédit face au franc suisse (1,2004 franc suisse pour un euro, ndlr), plombé par les divisions entre la Banque centrale européenne (BCE) et les dirigeants européens sur la meilleure façon de gérer la dette grecque et un éventuel défaut", expliquait M. Hewson.
Plusieurs options sont actuellement débattues en Europe pour permettre à la Grèce d'alléger le fardeau du remboursement de sa dette.
Certains Etats comme l'Allemagne ont par exemple proposé d'allonger la durée de remboursement des obligations grecques.
Mais la BCE reste opposée à une restructuration de la dette grecque, une décote ou un "événement de crédit", que risquerait d'entraîner la proposition allemande, a rappelé son futur président Mario Draghi mardi devant la commission économique et financière du Parlement européen à Bruxelles.
Si les cambistes continuent de scruter la crise grecque, "l'optimisme était de retour (mardi) sur les marchés après la diffusion des chiffres de la production industrielle et des ventes de détail en Chine", a observé Ilya Spivak, analyste chez FXCM.
Ces chiffres ont montré un léger ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale tout en pointant que celle-ci restait robuste. Le pays a ainsi encore de la marge pour mettre en place des mesures afin d'éviter une surchauffe de son économie, poursuivait M. Spivak.
Les autorités semblent également bien placées pour parvenir à éviter tout "atterrissage brutal" de l'économie chinoise après son envolée, notait Jane Foley, analyste chez Rabobank.
L'optimisme des cambistes se trouvait également alimenté par des chiffres meilleurs que prévu des ventes de détail pour mai aux Etats-Unis.
Les ventes de détail ont tout de même reculé, et, couplées à un ralentissement de la hausse des prix à la production pour mai, "montrent que la reprise économique (américaine) faiblit, et que les risques inflationnistes s'éloignent", observait Paul Ashworth, de Capital Economics.
Cette tendance repousse ainsi d'autant plus tout éventuel relèvement anticipé du taux d'intérêt directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed), une perspective de nature à peser sur le dollar.
Vers 16H00 GMT, la devise helvétique reculait face à la monnaie unique européenne à 1,2213 franc suisse pour un euro, comme face au billet vert, à 0,8439 franc suisse pour un dollar.
La livre britannique baissait face à l'euro à 88,33 pence, et se stabilisait face au billet vert à 1,6382 dollar.
L'once d'or a fini à 1.516 dollars au fixing du soir contre 1.526,25 dollars lundi.
Le yuan chinois a terminé à 6,4800 yuans pour un dollar contre 6,4830 yuans la veille.
Cours de mardi Cours de lundi
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16H00 GMT 21H00 GMT
EUR/USD 1,4470 1,4413 EUR/JPY 116,46 115,61 EUR/CHF 1,2213 1,2067 EUR/GBP 0,8833 0,8800 USD/JPY 80,48 80,21 USD/CHF 0,8439 0,8372 GBP/USD 1,6382 1,6375