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Restructurer la dette grecque: "le scénario de l'horreur" selon la Banque de France

Mardi 24 Mai 2011 à 11:07

Une éventuelle restructuration de la dette grecque, suggérée par certains responsables européens, comporterait des risques trop importants, a estimé mardi à Paris le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, et serait même, selon le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer "le scénario de l'horreur".

"Il existe un vrai danger qu'une forme ou une autre de restructuration ou rééchelonnement de la dette aggrave la situation", a-t-il déclaré lors de l'ouverture du forum du cinquantenaire de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

"Les risques d'échec de telles opérations sont grands par rapport aux avantages potentiels", a-t-il insisté.

"C'est pourquoi l'accent doit continuer à porter sur la mise en oeuvre des réformes difficiles mais nécessaires", a ajouté le président de l'UE, assurant que le gouvernement grec avait déjà "réalisé des progrès remarquables".

Certains pays européens, dont l'Allemagne, ont évoqué une éventuelle restructuration de la dette de la Grèce, mais d'autres, dont la France mais aussi la Banque centrale européenne (BCE), y sont opposés.

La restructuration de la dette grecque signifierait "l'effondrement de l'économie grecque, c'est le scénario de l'horreur", a souligné lors de la même réunion Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et membre du Conseil des gouverneurs de la BCE.

"Aujourd'hui, la restructuration n'est pas une solution", a-t-il ajouté.

Quant à "l'allongement des maturités, il pose des questions juridiques très compliquées, il y a de fortes chances pour que cela soit l'équivalent d'un défaut (...)", a en outre souligné M. Noyer.

"Il y a une autre possibilité qui est celle que nous préconisons qui consiste tout simplement à appliquer le programme entièrement et complètement", tel qu'il a été mis au point avec le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne, a-t-il précisé.

Ce programme "a été dessiné pour permettre à la fois de faciliter le rétablissement des finances publiques et le redémarrage de la croissance avec des mesures structurelles assez fortes", a poursuivi M. Noyer.

"Par ailleurs pour réduire le stock de dettes qui a et aura été accumulé il y a la solution d'un programme de privatisation ambitieux (...) et donc il n'y a pas d'autre solution que celle-là, c'est clair", a-t-il insisté.

Le plan grec présenté lundi prévoit les privatisations immédiates, notamment dans les télécoms et la banque postale, de nouvelles économies budgétaires et des augmentations de taxes.

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