L'euro baissait face au dollar jeudi, après être tombé à son plus bas niveau depuis début avril, dans un marché toujours marqué par une prudence exacerbée face à la situation budgétaire de la Grèce, et alors que les cambistes digéraient des indicateurs américains mitigés.
Vers 13H00 GMT (15H00 à Paris), l'euro valait 1,4151 dollar contre 1,4193 dollar mercredi à 21H00 GMT. Il est tombé jeudi vers 10H10 GMT jusqu'à 1,4124 dollar, son plus bas niveau depuis le 1er avril.
La monnaie unique européenne baissait légèrement face au yen à 114,70 yens contre 115,00 yens la veille.
Le dollar restait presque à l'équilibre face à la devise nippone à 81,06 yens contre 81,02 yens mercredi.
"La tendance baissière qui se dessine pour l'euro continue de s'affirmer" alors que les autorités ne semblent pas éprouver de sentiment d'urgence à régler la situation grecque, commentait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
La grève générale de mercredi en Grèce "a mis en lumière les inquiétudes sur le fait que même si une aide supplémentaire était accordée (au pays), il n'est pas garanti que les autorités grecques parviendraient à mettre en place les mesures d'austérité supplémentaires qui seraient exigées en contrepartie", expliquait M. Hewson.
Mercredi, des milliers de Grecs ont manifesté contre les mesures d'austérité et les privatisations décidées par le gouvernement socialiste qui cherche à obtenir une nouvelle aide internationale afin d'éviter une restructuration de la dette.
Des experts de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) sont par ailleurs depuis mardi à Athènes pour éplucher les comptes du pays.
Le pays, qui a déjà bénéficié d'une aide de l'UE et du FMI de 110 milliards d'euros jusqu'en 2013, fait face à une dette de 340 milliards d'euros, et les les investisseurs continuent de s'interroger sur les capacités du pays à honorer ses engagements.
De plus, les risques de contagion à d'autres pays fragiles de la zone euro, notamment le Portugal à qui une aide a été accordée début mai, plombent également toujours la monnaie unique.
Ces craintes étaient soutenues jeudi par des commentaires du FMI, qui a souligné, lors d'une présentation en Allemagne de son rapport bi-annuel sur l'Europe, l'existence d'une "menace principale" pesant sur l'avenir économique de l'Europe.
Le FMI n'exclut pas une contagion de la crise de la "périphérie de la zone euro" --terme employé pour désigner les pays qui comme la Grèce, le Portugal ou l'Irlande sont confrontés à une grave crise de leur dette publique-- au "noyau dur" de cette zone, soit ceux qui se portent mieux, et à ses voisins européens.
Aux Etats-Unis, les ventes de détail ont ralenti plus que prévu en avril, et les nouvelles inscriptions aux allocations chômage ont reculé moins que prévu lors de la première semaine de mai.
En outre, les prix à la production ont poursuivi leur progression en avril, tirés par la hausse des prix de l'énergie.
Vers 13H00 GMT, la livre britannique perdait du terrain face à l'euro à 87,12 pence, comme face au billet vert à 1,6243 dollar.
La monnaie helvétique se stabilisait face à l'euro à 1,2597 franc suisse pour un euro, et baissait légèrement face à la monnaie américaine à 0,8902 franc suisse pour un dollar.
L'once d'or a terminé à 1.488 dollars au fixing du matin contre 1.508 dollars mercredi soir.
Le yuan chinois a fini à 6,4988 yuans pour un dollar contre 6,4930 yuans la veille.
Cours de jeudi Cours de mercredi
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13H00 GMT 21H00 GMT
EUR/USD 1,4151 1,4193 EUR/JPY 114,70 115,00 EUR/CHF 1,2597 1,2594 EUR/GBP 0,8712 0,8682 USD/JPY 81,06 81,02 USD/CHF 0,8902 0,8872 GBP/USD 1,6243 1,6346