Les marchés européens débutent cette semaine sur une note négative. Les indices sont de nouveau pénalisés par des craintes de restructuration de la dette grecque. Selon un scénario bien rodé, les banques sont les plus pénalisées par ces craintes. Les résultats des sociétés américaines publiés avant l'ouverture de Wall Street, notamment Citigroup, pourraient décider si cette tendance se confirme. Vers 12h25, l'indice CAC 40 perd 1,19% à 3927 points tandis que le FTSE Eurotop 100 cède 0,86% à 2326,61 points.
En Europe, Philips (+ 0,85% à 21,265 euros) affiche la plus forte hausse de l'indice néerlandais de référence AEX, après la publication de résultats du premier trimestre marqués par la cession du contrôle de son activité de télévision à TPV Technology, groupe basé à Hong Kong. Cette co-entreprise sera détenue à hauteur de 70% par TPV Technology et à 30% par le groupe européen. Sur les trois premiers mois de l'année, cette activité a essuyé une perte opérationnelle (Ebita) de 106 millions d'euros.
A Paris, France Télécom (-0,54% à 15,56 euros) surperforme le CAC 40. L'opérateur télécoms a annoncé un projet de co-entreprise détenue à parité avec Deutsche Telekom dans le domaine des achats. Les deux opérateurs télécoms estiment à 1,3 milliard d'euros les économies annuelles réalisées pour les deux groupes grâce à l'harmonisation des standards technologiques et aux économies d'échelle, après trois années d'existence de la société commune. France Télécom devrait pour sa part économiser moins de 900 millions d'euros.
Le titre Eurotunnel est lui à l'équilibre à 7,209 euros (-0,01%). La valeur est recherchée après la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre, marqué notamment par une nouvelle embellie du trafic de navettes camions. L'exploitant du tunnel sous la Manche a publié au titre du premier trimestre un chiffre d'affaires de 179,2 millions d'euros, en hausse de 24% par rapport à la même période en 2010.
Les chiffres macroéconomiques
Aux Etats-Unis, l'indice immobilier NAHB pour avril sera publié à 16 heures.
A la mi-séance, l'euro cote 1,4318 face au billet vert.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).
D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.
balance commerciale : elle mesure la différence en valeur entre les biens et services exportés par un pays et ceux importés. La balance commerciale est excédentaire si la valeur des exportations est supérieure aux importations et déficitaire dans le cas contraire.
Les économistes s'intéressent aux évolutions des exportations et des importations en volume afin de déterminer l'impact du commerce extérieur sur la croissance. Si les exportations ont progressé plus rapidement que les importations, l'impact est positif. Il est négatif dans le cas opposé.
balance courante : En comptabilité nationale, la balance courante résulte de l'épargne du secteur privé moins les investissements du secteur privé + l'excédent budgétaire (recettes fiscales moins dépenses).
Les déficits de la balance courante qui reflètent d'importants investissements dans le secteur privé pour un niveau donné d'épargne ont tendance à être acceptés par les marchés. Lorsque ces déficits sont accompagnés de déficits budgétaires importants, ils sont perçus beaucoup plus négativement.