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Crise de la dette: la zone euro sous pression pour trouver des solutions

Mercredi 09 Mar 2011 à 12:48

Les dirigeants de la zone euro sont sous pression pour apporter une réponse satisfaisante aux crises de la dette lors d'un sommet vendredi, alors que les tensions sur les marchés ont repris pour les pays fragiles, mais ils pourraient n'entériner que des avancées modestes.

"Les chefs de gouvernement ont une grande responsabilité car les attentes sont très fortes sur les marchés financiers. Si nous décevons les attentes (en mars), cela va nous coûter cher", a prévenu cette semaine le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 17 pays partageant l'euro se retrouvent à Bruxelles à partir de 17H00 (16H00 GMT) pour "discuter notamment du renforcement de la coordination des politiques économiques nationales dans la zone euro".

Il s'agit d'avancer dans une série de mesures pour mieux faire face aux crises de la dette. Elles devront être finalisées lors d'un sommet des dirigeants de l'ensemble l'UE les 24 et 25 mars.

Parmi les chantiers en cours: le renforcement du Fonds de soutien financier de la zone euro, la définition des contours du Mécanisme permanent appelé à lui succéder à partir de 2013, et la mise en place d'un "pacte" pour renforcer la compétitivité européenne et la convergence des politiques économiques.

Le président de l'UE Herman Van Rompuy a fait la semaine dernière des propositions pour ce "pacte", qui édulcorent le projet initial présenté en février par Berlin et Paris, mais en reprennent les grandes lignes.

Elles pourraient être entérinées sur le principe vendredi, selon des sources diplomatiques européennes.

Ce sujet devrait être au centre des discussions, mais les dirigeants parleront aussi plus largement de leur "réponse globale" à la crise.

Cependant, "il est difficile de dire quelles seront les avancées", juge une source diplomatique. Selon cette source, certains pays pourraient s'en tenir au principe selon lequel "tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout, il n'y a d'accord sur rien", et vouloir attendre fin mars pour toute décision.

L'urgence se fait pourtant à nouveau sentir, alors que la situation s'est tendue ces derniers jours sur les marchés obligataires pour les pays les plus fragiles, Portugal, Grèce ou Espagne.

L'abaissement lundi de la note de solvabilité de la Grèce par l'agence de notation financière Moody's a relancé les inquiétudes sur la santé budgétaire des Etats de la "périphérie", dont le Portugal. Malgré une émission obligataire réussie mercredi, il reste considéré comme le prochain pays susceptible de faire appel au Fonds de soutien.

Mais les Européens sont cependant loin de s'entendre sur toutes les questions auxquelles ils doivent répondre, notamment sur le renforcement du Fonds de soutien de la zone euro.

Ils s'étaient mis d'accord sur le principe pour augmenter sa capacité effective de prêt et le doter de nouveaux outils.

Mais ils butent sur ces nouveaux instruments, notamment pour savoir s'ils doivent permettre désormais au Fonds de soutien de racheter directement de la dette des pays en difficulté sur les marchés. L'idée est contestée en Allemagne.

La chancelière allemande Angela Merkel, confrontée à des échéances électorales régionales, est sous pression au sein de sa majorité politique pour se montrer ferme.

La question d'une éventuelle baisse du taux d'intérêt que doivent verser l'Irlande et la Grèce en échange des prêts de l'UE n'est pas non plus tranchée.

Olli Rehn a plaidé en faveur d'une baisse des taux d'intérêt versés par ces deux pays, et pour un allongement de la durée des prêts à la Grèce de 3,5 à 7 ans.

Mais l'Allemagne a prévenu qu'elle ne voulait pas faire de cadeau, et qu'il y aurait des contreparties à toute concession.

"Il y aura toujours un donnant-donnant", a mis en garde Mme Merkel.

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