La Bourse de Paris accentuait sa progression jeudi après-midi (+0,37%) dans un marché balayant les mauvaises nouvelles sur le plan macroéconomique et évoluant dans le sillage de Wall Street.
A 16H10 (15H10 GMT), l'indice parisien prenait 14,93 points à 4.064,36 points dans un volume d'échanges de 2,849 milliards d'euros.
Le marché parisien se rapproche de ses plus hauts de 2010 --à 4.065 points en clôture et à 4.088 points en séance--, des seuils importants qui, s'ils étaient franchis durablement, lui permettraient d'aller vers les 4.100 points.
Ces éléments techniques jouaient sur la Bourse de Paris qui calait ses pas dans ceux de Wall Street. Après une ouverture stable, le marché américain accélérait la cadence jeudi après-midi, reléguant au second plan les indicateurs décevants.
Aux Etats-Unis, les nouvelles inscriptions au chômage ont augmenté plus que prévu la semaine passée, montant à leur plus haut niveau depuis octobre, tandis que les commandes de biens durables ont connu une chute plus forte que prévu en décembre.
En revanche, les promesses de ventes de logements ont progressé aux Etats-Unis pour le troisième mois d'affilée en décembre, surprenant positivement le marché.
Sur le front des valeurs, STMicroelectronics se maintenait en tête du CAC 40 (+4,75% à 8,29 euros). L'agence Moody's a relevé jeudi de "négative" à "stable" la perspective du fabricant franco-italien de semi-conducteurs.
Les investisseurs repartaient à l'achat sur les bancaires, délaissées dans la matinée: Société Générale prenait 2,27% à 47,11 euros et Crédit Agricole 2,10% à 10,94 euros.
Lafarge était toujours la lanterne rouge du CAC 40 (-3,21% à 44,53 euros), affecté par plusieurs abaissements de recommandation de gérants qui pointent notamment l'exposition forte du groupe à l'Egypte.