Sodexo attend dans les semaines qui viennent les résultats d'un appel d'offres concernant le renouvellement de son contrat de restauration des « marines » américains, selon Michel Landel, le directeur général du groupe, interrogé par l'agence Reuters. Ce contrat représente 150 millions de dollars sur huit ans, a précisé le dirigeant.
AOF - EN SAVOIR PLUS
Les points forts de la valeur
- L'activité du groupe s'appuie en grande partie sur des contrats à long terme, ce qui garantit une bonne visibilité sur les résultats.
- Les deux tiers de l'activité et des profits du groupe sont réalisés auprès de donneurs d'ordres peu ou pas sensibles à la conjoncture : écoles et universités, prisons, hôpitaux ou encore administrations et collectivités publiques.
- Sodexo est très attaché au service client et à la diversification des prestations proposées, afin d'accroître la rentabilité des contrats existants.
- Le groupe est en phase de recentrage sur la « gestion des installations », qui recouvre les domaines de l'énergie, des services traditionnels de gestion et d'entretien des bâtiments ainsi que des services généraux, au détriment du pôle restauration.
- Si le marché de la restauration d'entreprise est mature, le marché du multiservice, qui consiste à proposer aux collaborateurs des entreprises clientes une offre variée sur le lieu de travail, recèle un fort potentiel.
- La situation financière reste solide.
Les points faibles de la valeur
- Le taux de sous-traitance dans la restauration d'entreprise est déjà très élevé, ce qui limite la croissance de ce marché, par ailleurs devenu très concurrentiel.
- L'absence de Sodexo dans la restauration commerciale concédée (les chaînes présentes dans les aéroports, gares, autoroutes...) réduit sa puissance d'achat auprès de ses fournisseurs.
- Le groupe est en partie sensible au ralentissement conjoncturel : les suppressions d'effectifs, les restrictions de budget au niveau des entreprises et des dépenses de loisirs pèsent sur une partie de son chiffre d'affaires.
- En tant que prestataire de restauration et de services, le groupe est exposé à certains risques en matière environnementale (crises alimentaires) et doit se conformer à des contraintes réglementaires d'hygiène et de sécurité.
- Le groupe est toujours très prudent dans ses prévisions chiffrées, ce qui peut être source de déception pour le marché.
- Le groupe avoue ne pas pouvoir « maîtriser totalement le calendrier » de son recentrage stratégique sur la « gestion des installations ».
Comment suivre la valeur
- Les deux tiers de l'activité de Sodexo étant peu sensible à la conjoncture, Sodexo est une valeur habituellement défensive.
- Le groupe étant très présent en Amérique du Nord (40% du chiffre d'affaires), l'évolution du cours du dollar a une grande influence sur les résultats du groupe.
- Si la croissance organique reste la priorité, Sodexo ne s'interdit pas de saisir de nouvelles opportunités d'acquisitions ciblées.
- La cotation le 2 juillet 2010 d'Edenred, pôle services prépayés d'Accor et leader mondial devant Sodexo, est à suivre. Cette opération va donner plus de visibilité et permettre une meilleure compréhension du métier « chèque et titres de paiement » (branche Solutions de Motivation) de la part des investisseurs.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Services aux entreprises
En France, l'emploi intérimaire, qui a commencé à redémarrer fin 2009, a continué sa progression, en juin. Le rythme a été un peu supérieur aux mois passés, avec une hausse de 1,3% sur un mois et de 24,8% sur un an. L'augmentation avait été plus faible au mois de mai (+0,3% sur un mois et +22,8% sur un an) mais à peu près équivalente en avril (+1,7 % sur un mois et +24,6 % sur un an). Cette donnée n'est pas spécifique à la France car l'intérim se redresse également à l'étranger, notamment aux Etats-Unis. C'est ce que confirment les chiffres publiés par le leader mondial du secteur, Adecco. Il a bénéficié d'une croissance de 16% de son chiffre d'affaires en juillet et août. Selon le groupe le taux de pénétration sur le marché du travail de la part de l'intérim remonte aux tats-Unis. Il avait chuté à 1,3% pendant la crise et se situe désormais à 1,6%.