TOTAL : contrat de 2 à 3 milliards dans la pétrochimie avec la Chine | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Sociétés

TOTAL : contrat de 2 à 3 milliards dans la pétrochimie avec la Chine

Vendredi 05 Nov 2010 à 08:54

Total et le groupe énergétique chinois China Power Investment Corporation (CPI) ont annoncé leur intention de construire en Chine une usine de transformation du charbon en produits pétrochimiques. A l'occasion de la visite d'Etat à Paris du président chinois Hu Jintao, les deux groupes ont signé une lettre d'intention, aux termes de laquelle ils conviennent d'étudier la construction d'un complexe industriel en Mongolie-Intérieure. Le montant potentiel du contrat est estimé par les spécialistes entre 2 et 3 milliards d'euros.

Dans le cadre de ce partenariat, Total offrira son expertise dans les technologies MTO (Methanol To Olefins / Production d'oléfines à partir de méthanol) et OCP (Olefins Cracking Process / Procédé de craquage d'oléfines), testées à grande échelle par Total Petrochemicals sur son site de Feluy en Belgique. En outre, Total étudiera des solutions en matière de captage et de stockage de CO2, notamment grâce au savoir-faire acquis dans le cadre du projet pilote qu'il développe à Lacq (France).

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Le groupe pétrolier bénéficie d'une bonne capacité à renouveler ses réserves et à accroître sa production d'hydrocarbures, grâce à la mise en service de nouveaux gisements.

- Cinq projets ont démarré en 2009 et cinq nouveaux lancements majeurs sont programmés cette année. L'objectif réitéré d'une progression moyenne de la production de 2% sur la période 2009-2014 est ainsi crédible.

- Total, moins présent que ses concurrents aux Etats-Unis, résiste mieux à la crise.

- Total va poursuivre ses efforts pour lancer de nouveaux projets afin de dégager une croissance rentable. Les investissements devraient atteindre 13 milliards d'euros cette année.

- Le groupe a élargi son champ de compétences aux gaz non conventionnels et renforcé ses positions dans des domaines porteurs - le GNL et les sables bitumineux - et a fait son retour en Irak.

- Sa structure financière demeure solide. Il peut donc mener des acquisitions et renouveler ses réserves.

- Le titre bénéficie du statut de valeur de rendement du fait de la qualité de la génération de ses flux de trésorerie. Conformément à son habitude, le groupe va verser un acompte sur dividende en novembre pour l'exercice en cours.

Les points faibles de la valeur

- La bonne marche de l'activité est perturbé par (i) des champs matures qui déclinent plus rapidement qu'anticipé, (ii) des nouveaux gisements toujours plus difficiles à mettre en service, (iii) les baisses de quotas des pays de l'Opep, qui entraînent des ajustements mécaniques chez les compagnies pétrolières, ou, enfin, (iiii) des incidents à répétition dans certains pays (Nigeria...).

- La crise structurelle du raffinage a été amplifiée par la crise économique.

- L'explosion d'une plateforme BP en mai dans le Golfe du Mexique et la marée noire provoquée ternissent la visibilité du secteur. Les groupes pétroliers pourraient reporter des projets en attendant d'en savoir plus sur le durcissement de la réglementation américaine en matière de production offshore.

- L'image de l'entreprise auprès du grand public est ternie. Après les catastrophes de l'Erika et de l'usine AZF, le groupe est visé en tant que personne morale dans l'affaire Pétrole contre nourriture en Irak. La fermeture très médiatisée du site de Dunkerque a un peu plus brouillé son image. Le groupe a été condamné au début de l'été à rouvrir ce site.

Comment suivre la valeur

- Pour toute compagnie pétrolière, la croissance de la production de pétrole et de gaz constitue le nerf de la guerre.

- Les réductions de capacité dans le raffinage en Europe sont inévitables pour des raisons structurelles liées à la baisse de la demande de produits pétroliers et à la prédominance du diesel dans le parc automobile français.

- L'évolution de la première capitalisation de la Bourse de Paris est très liée aux cours du baril de pétrole.

- Le cours du dollar par rapport à l'euro est également à suivre car l'augmentation de l'euro par rapport au dollar ampute le résultat opérationnel.

- Les tensions géopolitiques sont à surveiller car elles peuvent perturber la production ou les réserves stratégiques de Total.

- Enfin, les acquisitions du groupe dans le pétrole non conventionnel sont à suivre.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Pétrole et parapétrolier

En se basant sur une amélioration des perspectives économiques, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu à la hausse ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2010 et 2011 de 80.000 et 50.000 barils par jour. Cette révision résulte de la prise en compte de nouvelles estimations concernant la croissance économique mondiale, notamment celles émanant du FMI et de l'ocde En conséquence, l'AIE considère que le monde devrait consommer cette année 86,6 millions de barils par jour (mbj), soit 1,8 million de plus qu'en 2009 (+2,2%). En 2011, la consommation de pétrole devrait s'établir à 87,9 mbj, ce qui constitue une hausse de 1,3 millions de barils (+1,5%) par rapport à 2010. L'hypothèse sous-jacente est que l'activité économique mondiale se développe de 4,5% cette année et de 4,3% l'an prochain. La croissance de la demande de pétrole devrait provenir quasiment uniquement des pays émergents. Ainsi en Chine, la consommation de pétrole a progressé de près de 10% sur un an à fin juin. Ce pays est récemment devenu le premier consommateur d'énergie au monde, détrônant ainsi les Etats-Unis.

Partager sur Facebook
Article Précédent :
LVMH : l'AMF ouvre une enquête sur...
Article Suivant :
LDLC : forte hausse du chiffre...

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 

Les autres actualités





Mots-clés : Bourse de paris   Consommation   Crise   Dollar   Etats unis   Euro   Euros   Fmi   Pa  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?