Le Parti socialiste a relativisé mercredi les chiffres officiels du chômage pour juin, en notant une progression du nombre de demandeurs d'emplois (en catégorie A) sur "les trois derniers mois" et une aggravation de la situation pour l'emploi des plus de 50 ans.
Relativisant le "léger mieux" en juin sur le front du chômage, annoncé mardi par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, le porte-parole Benoît Hamon, interrogé sur France 2, a observé que "sur les trois derniers mois, c'est 30.000 inscrits au Pôle emploi supplémentaires", en catégorie A (qui recense ceux qui recherchent tout type d'emploi et n'ont pas travaillé le mois précédent, NDLR).
Pour ce qui concerne l'emploi des plus de 50 ans, "la situation s'aggrave", a-t-il rappelé. "On voit aujourd'hui que l'augmentation du chômage des seniors, c'est plus 19% sur un an quand on sait qu'on va repousser l'âge légal de la retraite (de 60 ans) à 62 ans".
"Ca voudra dire deux ans supplémentaires de précarité, de chômage parfois non indemnisé (...) Moi, j'aimerais entendre M. Wauquiez (secrétaire d'Etat à l'Emploi) qu'on n'entend pas beaucoup d'ailleurs sur ces questions là", a-t-il ajouté.
"Derrière ce triomphalisme déplacé, la réalité des chiffres démontre une explosion de la précarité et des chômeurs de plus de 50 ans", a renchéri dans un communiqué Alain Vidalies, secrétaire national PS à l'emploi.
Dans les catégories A, B et C, le nombre de demandeurs d'emplois augmente de 15.600 en juin. "S'agissant des catégories B et C (demandeurs d'emploi ayant travaillé un nombre d'heures réduit mais continuant à demander un emploi) ce nombre augmente de 24.200", ce qui est révélateur "d'une véritable explosion du travail précaire en France", affirme-t-il.
Le PS "condamne avec force l'aveuglement du gouvernement, qui préfère communiquer sur les chiffres du chômage plutôt que d'agir pour le combattre. Pourtant première préoccupation des Français, la bataille pour l'emploi n'est pas une priorité, dans les faits, de ce gouvernement".