Rio Tinto cède 2,29% à 3207 pence à Londres. Les investisseurs et les groupes miniers restent dubitatifs concernant un éventuel abandon du projet de super taxe minière (RSPT) dans le sillage du limogeage du Premier ministre australien. Dans une lettre publique adressée à la remplaçante de Kevin Rudd, Julia Gilliard, jugée moins intransigeante que son prédécesseur, Rio Tinto a renouvelé le souhait de voir disparaître ce projet. Dans un geste d'apaisement, la plupart des groupes miniers ont suspendu leur campagne de mobilisation contre la taxe, a-t-il souligné.
Pour autant, Rio Tinto ne lâche pas prise. Il distingue trois raisons de s'opposer à la taxe. En premier lieu, il regrette son caractère rétroactif ("Chavez-like"). D'autre part, Il souligne son atteinte à la compétitivité fiscale de l'Australie, conséquence du taux de retenue uniforme élevé envisagé, soit 40% (au niveau du résultat opérationnel). Enfin, il attire l'attention sur le besoin de définir un cadre fiscal stable.
Selon Oddo Securities, bien que plusieurs points puissent faire l'objet d'ajustements en faveur des groupes miniers, il estime toujours peu probable un compromis très favorable à ces derniers (soit la baisse du taux de retenue et l'abandon de son caractère rétroactif).
AOF - EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Produits de base - Métaux
La Chine est le premier consommateur mondial de cuivre, d'acier, de zinc et le second d'aluminium. Malgré le ralentissement de son économie, elle a d'importants besoins en matières premières. Avec l'Inde, elle montre beaucoup d'appétit pour les ressources minérales étrangères.