La Bourse de Paris devrait ouvrir en hausse vendredi, le contrat à terme sur le CAC 40 prenant 0,45%, une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance, malgré Tokyo et Wall Street.
Jeudi, l'indice vedette a terminé sur une forte baisse de 2,37% à 3.555,36 points, comme l'ensemble des places boursières européennes.
Le CAC 40 reste sur trois reculs consécutifs, qui l'ont vu perdre 4,84% depuis lundi soir.
Les marchés ont été plombés jeudi par la résurgence de craintes sur la Grèce, alors que les taux des obligations d'Etat à 10 ans du pays se sont installés au-dessus de 10%, les investisseurs se délestant de ces titres.
Les propos pessimistes de la Fed (banque centrale américaine) sur la croissance, estimant que la conjoncture était devenue moins favorable en raison de la situation en Europe, ont également pesé.
La Bourse de New York a d'ailleurs fini en nette baisse jeudi, malgré deux indicateurs meilleurs que prévu. Le Dow Jones a perdu 1,41% et le Nasdaq 1,63%.
Dans son sillage, l'indice nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de vendredi en forte baisse de 1,92%.
Les investisseurs auront très peu d'indicateurs à se mettre sous la dent vendredi. Ils devront se contenter de la troisième estimation du PIB américain pour le premier trimestre, une publication prévue à 12H30 GMT.
Vendredi marque par ailleurs l'ouverture du sommet du G8 à Muskoka (Canada), qui s'achèvera samedi pour laisser place au sommet du G20 à Toronto jusqu'à dimanche.
Alors que Pékin est l'objet de pressions internationales pour apprécier sa monnaie, la Banque centrale de Chine a fixé un taux de change yuan contre dollar au plus haut depuis des années vendredi.
L'annonce par la Chine le week-end dernier de sa volonté de vouloir assouplir le taux de change du yuan, que certains pays jugent sous-évalué, avait largement soutenu les places boursières lundi.
VALEURS A SUIVRE:
EDF a annoncé jeudi le report de son projet de terminal méthanier à Dunkerque (Nord), sans donner de nouveau calendrier pour ce projet censé compenser en partie les pertes d'emplois liées à la fermeture de la raffinerie de Total.
FRANCE TELECOM: l'opérateur a fait état de problèmes techniques dans l'activation de l'iPhone 4, nouvelle version du téléphone d'Apple lancée jeudi.
Par ailleurs, le directeur général du groupe Stéphane Richard a estimé que le groupe était "en pleine crise de confiance", en raison de la série de suicides de salariés qu'il qualifie de "dramatiques".
TOTAL et les parapétrolières: les cours du brut étaient en hausse vendredi dans les échanges électroniques en Asie, malgré les doutes sur l'économie américaine, selon des courtiers.
BOURBON va investir 2 milliards de dollars d'ici 2015 dans la construction de 144 nouveaux navires pour son activité offshore.
CAPGEMINI et DASSAULT SYSTEMES: le groupe américain de services informatiques Accenture a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 10,5% à 490,6 millions de dollars pour le troisième trimestre, meilleur que prévu, et fait part d'une demande en hausse de ses clients.
De son côté, l'éditeur de logiciels Oracle a terminé son exercice fiscal sur un bond de 25% de son bénéfice net trimestriel, meilleur que prévu à 2,4 milliards de dollars.