L'euro freinait sa baisse face au dollar mardi, après être même passé brièvement en hausse, à la suite de la publication d'indicateurs américains encourageants pour la reprise de la première économie mondiale, mais restait pénalisé par des craintes sur la santé du secteur financier en Europe.
Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), la monnaie européenne valait 1,2266 dollar, contre 1,2305 lundi à 21H00 GMT, après être tombée à 1,2111 dollar vers 09H15 GMT, son plus bas niveau depuis le 14 avril 2006.
L'euro ralentissait aussi sa chute face au yen à 111,84 yens contre 112,11 yens lundi.
Le dollar perdait un peu de terrain face à la monnaie nippone à 91,16 yens contre 91,26 yens la veille.
Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont accentué en avril leur rebond entamé le mois précédent (+2,7% en rythme annuel), bien plus qu'attendu par les analystes.
En outre, l'activité dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis a, malgré un léger ralentissement, progressé plus que prévu en mai, selon des chiffres publiés mardi.
L'indice ISM la mesurant a reculé à 59,7% contre 60,4% le mois précédent (son plus haut niveau depuis juin 2004), alors que les analystes prévoyaient un recul d'un point de pourcentage.
Cependant, le rebond du secteur manufacturier américain est fortement soutenu par les exportations, bénéficiant d'un mouvement de reprise mondial, mais "des vents contraires en provenance de l'étranger pourraient mettre un frein à la reprise aux Etats-Unis", commentait Harm Bandholz, économiste chez UniCredit.
En effet, les craintes sur la vigueur de la reprise en zone euro restaient prédominantes sur les marchés, renforcées par la publication du rapport semestriel sur la stabilité financière de la Banque centrale européenne (BCE), dans lequel l'institution estime que les banques de la zone euro risquent de devoir inscrire dans leurs comptes 195 milliards d'euros de dépréciations supplémentaires d'ici à fin 2011.
"La situation reste difficile pour l'euro. Les inquiétudes sur les conséquences des mesures de réduction des dépenses publiques mises en place par de nombreux pays démontrent à quel point l'opinion des marchés sur la monnaie unique est mauvaise", commentaient les analystes de Commerzbank.
En effet, "l'euro ne reçoit aucun soutien de la détermination des gouvernements (à enrayer la crise de la dette), mais (au contraire) souffre car ces mesures ralentissent la croissance de l'économie", expliquaient les analystes.
Les cambistes étaient également anxieux avant la publication des chiffres de l'emploi américain vendredi, chiffre essentiel pour évaluer la vigueur de la reprise de la première économie mondiale.
Vers 16H00 GMT, la livre britannique progressait face à l'euro à 83,61 pence pour un euro, après un pic à 83,23 pence, son plus haut niveau depuis début décembre 2008. La livre progressait également face au billet vert à 1,4673 dollar.
La monnaie helvétique montait face à l'euro à 1,4168 franc suisse pour un euro, et se stabilisait face au dollar à 1,1549 franc suisse pour un dollar.
L'once d'or a fini à 1.227,75 dollars au fixing du soir contre 1.207,50 dollars vendredi.
Le yuan chinois a terminé à 6,8306 yuans pour un dollar contre 6,8278 yuans la veille.
Cours de mardi Cours de lundi
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16H00 GMT 21H00 GMT
EUR/USD 1,2266 1,2305 EUR/JPY 111,84 112,30 EUR/CHF 1,4168 1,4211 EUR/GBP 0,8361 0,8464 USD/JPY 91,16 91,26 USD/CHF 1,1549 1,1549 GBP/USD 1,4673 1,4538