Le chiffre d'affaires consolidé d'Areva s'est élevé 1,936 milliard d'euros au premier trimestre 2010, en croissance de 6,5 %. Il a progressé de 8,4 % à données comparables. « Cette progression a été tirée par le Business Group Réacteurs et Services (+18,0 % à données comparables) », a expliqué le groupe nucléaire. Areva a signé avec le consortium Alstom/Schneider un accord de cession portant sur son activité Transmission et Distribution qui n'est plus comprise dans ses comptes.
Le chiffre d'affaires Export a atteint 1,089 milliard d'euros, en hausse de 16,6%, et représenté 56,2 % du chiffre d'affaires total. L'effet de change a eu un impact négatif de 26 millions d'euros. L'effet de périmètre est négligeable sur la période.
Au 31 mars 2010, le carnet de commandes a atteint 43,6 milliards d'euros, stable par rapport au 31 décembre 2009.
Concernant ses perspectives 2010, le groupe nucléaire a confirmé ses objectifs de croissance significative du carnet de commandes et du chiffre d'affaires, de progression du résultat opérationnel ainsi que de forte progression du résultat net part du groupe.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Services aux collectivités
Le traditionnel Observatoire européen des marchés de l'énergie, établi fin d'année 2009 par Capgemini et ses partenaires, souligne que les « utilities » sortent fragilisés de la crise économique et financière. Selon l'étude la crise a provoqué une baisse mondiale historique des consommations d'électricité et de gaz, estimées respectivement à 3,5% et 3% pour 2009. Si la baisse de la consommation d'énergie a une conséquence positive, avec une diminution des émissions de Co2, elle a des retombées préoccupantes pour les acteurs. Ces derniers ont mis en place des plans d'économies, qui prévoient notamment un recul de leurs investissements. Or, en 2008, l'Union européenne avait estimé que 1.600 milliards d'euros d'investissements étaient nécessaires pour rénover et accroître la capacité de production des réseaux d'électricité et de gaz de l'Union Européenne jusqu'en 2030. S'ils ne sont pas réalisés, cela ne fera qu'accroître la dépendance énergétique de l'Europe. L'Observatoire souligne la nécessité pour les utilities de revoir leur modèle économique, pour qu'ils maîtrisent davantage leur consommation d'énergie et réduisent ainsi leur dépendance.