La Bourse de Paris est passée dans le rouge mardi en fin de matinée (-0,52%), déprimée par des statistiques européennes décevantes et dans un environnement prudent, avant le discours du président de la banque centrale américaine Ben Bernanke devant le Congrès.
A 12H30 (11H30 GMT), l'indice vedette cédait 19,59 points à 3.737,03 points dans un volume d'échanges de 1,116 milliard d'euros.
Le marché parisien avait pourtant commencé la journée dans le vert, mais la tendance s'est effritée avec des statistiques macroéconomiques européennes décevantes: en France, la consommation des ménages s'est nettement repliée en janvier par rapport à décembre (-2,7%) et l'Ifo, principal baromètre de confiance des entrepreneurs en Allemagne, a reculé en février pour la première fois depuis dix mois, contredisant les attentes des économistes.
Le marché est également prudent avant le discours mercredi et jeudi du président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, devant le Congrès.
De plus, la montée des pressions inflationnistes en Asie et notamment en Chine fait craindre des tours de vis monétaires, indique le CM-CIC Securities.
Les valeurs bancaires reculaient: Crédit Agricole (-2,26% à 10,58 euros), BNP Paribas (-1,89% à 52,94 euros), Société Générale (-1,55% à 39,87 euros).
Axa pâtissait des discussions plus longues que prévu pour finaliser l'achat à 100% de sa filiale australienne et perdait 1,71% à 14,91 euros.
Les automobiles fléchissaient également: Renault (-3,14% à 30,91 euros), Peugeot (-1,50% à 19,75 euros) et les équipementiers Michelin (-1,52% à 51,34 euros), Valeo (-4,04% à 20,43 euros).
Total perdait 0,86% à 42,30 euros alors que le conflit social perdure et malgré une ouverture dans le vert.
En revanche, GDF Suez progressait de 1,54% à 27,98 euros: le titre pourrait profiter d'une augmentation du prix de gaz au 1er avril qui pourrait améliorer la rentabilité du groupe, selon les analystes de CM-CIC.