L'euro ralentissait sa chute face au dollar vendredi, après la publication d'une baisse du taux chômage aux Etats-Unis en janvier, mais restait toujours pénalisé par les inquiétudes liées aux difficultés budgétaires de pays de la zone euro.
Vers 14H30 GMT (15H30 à Paris), l'euro valait 1,3692 dollar contre 1,3726 dollar vers 22H00 GMT la veille, après être tombé à 1,3648 dollar vers 08H30 GMT, un plus bas depuis le 20 mai 2009.
La monnaie unique européenne progressait légèrement face au yen à 122,47 yens contre 122,19 yens.
Le dollar progressait également face au yen à 89,47 yens contre 89,01 jeudi soir.
L'économie américaine a encore détruit 22.000 emplois en janvier, mais nettement moins qu'en décembre, et le taux de chômage des Etats-Unis a baissé de 0,3 point à 9,7% pendant le premier mois de l'année, selon les chiffres officiels publiés vendredi.
Ces chiffres plutôt positifs ont permis à la monnaie unique d'effacer une partie de ses pertes de la matinée.
"Cependant, après les chiffres décevants des inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage (publiées jeudi, ndlr), le message sur l'état du marché du travail américain est brouillé, et il n'y a toujours rien qui pourrait signifier un retournement rapide de l'emploi", commentait James Knightley, analyste chez ING Bank.
Par ailleurs, l'euro restait fragilisé par les craintes persistantes liées aux difficultés budgétaires de plusieurs membres de la zone euro, dont la Grèce, l'Espagne et le Portugal, qui poussent les investisseurs à privilégier les placements jugés moins risqués, comme le billet vert, traditionnelle valeur refuge en cas d'inquiétudes sur les marchés.
"Les dernières 24 heures ont été terribles pour les marchés mondiaux, les Bourses, les matières premières et les monnaies ayant chuté un peu partout (...), les investisseurs fuyant les actifs risqués au profit de la sécurité relative que représente le dollar", commentait ainsi Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
La Banque centrale européenne (BCE) a pourtant salué jeudi les efforts de la Grèce pour sortir de sa sévère crise budgétaire et appelé tous les pays de la zone euro à mettre au point des stratégies claires en vue d'assainir leurs finances publiques.
De son côté, la Commission européenne va mettre la Grèce sous une surveillance étroite et d'une ampleur inédite afin de s'assurer qu'elle prendra les mesures qui s'imposent pour résoudre sa crise budgétaire, après avoir approuvé mercredi le plan d'économies du gouvernement grec.
Le gouvernement espagnol a pour sa part remis cette semaine à la Commission européenne une "actualisation du programme de stabilité 2009-2013", mais il a également indiqué que la dette publique du pays devrait se creuser jusqu'en 2012 à 74,3% du PIB, avant de commencer à refluer en 2013.
Pourtant, "le marché doute de plus en plus de la capacité de chaque gouvernement européen concerné de rétablir lui-même son déficit, malgré les commentaires rassurants de ces gouvernements, et même de la Banque centrale européenne (BCE)", ajoutait M. Hewson.
Vers 14H30 GMT, la livre britannique reculait face à l'euro à 87,32 pence pour un euro et comme face au dollar à 1,5675 dollar.
La monnaie helvétique perdait du terrain face à l'euro à 1,4692 franc suisse pour un euro, comme face au dollar à 1,0734 franc suisse pour un dollar.
L'once d'or a fini à 1.052,25 dollars au fixing du matin contre 1.083,25 dollars jeudi soir.
Le yuan chinois a terminé à 6,8265 yuans pour un dollar contre 6,8268 yuans la veille.
Cours de vendredi Cours de jeudi
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14H30 GMT 22H00 GMT
EUR/USD 1,3692 1,3726 EUR/JPY 122,47 122,19 EUR/CHF 1,4692 1,4641 EUR/GBP 0,8732 0,8711 USD/JPY 89,47 89,01 USD/CHF 1,0734 1,0665 GBP/USD 1,5675 1,5754