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La valeur du jour à Paris - VEOLIA soutenu par Goldman Sachs

Vendredi 08 Jan 2010 à 11:03

Veolia Environnement s'apprête à terminer la semaine en beauté. Réservée à la hausse en début de séance, le titre du numéro un mondial des services à l'ENVIRONNEMENT (eau, déchets) s'adjuge 4,10% à 25,145 euros, soutenu par Goldman Sachs. La plus influente des banques américaines a intégré Veolia dans sa liste de valeurs préférées (« conviction buy list ») en raison de la très forte sensibilité du groupe à la reprise économique.

Le broker s'attend à ce que la vigueur de la croissance économique relève le pouvoir de fixation des prix des sociétés à moyen terme, confortant ainsi son opinion positive sur les sociétés les plus sensibles financièrement au marché des déchets.

Au-delà de la reprise, le courtier compte sur des facteurs spécifiques pour soutenir la hausse des cours des "utilities". Les décisions réglementaires en France, l'essor des énergies renouvelables, la transformation des sociétés et les fusions-acquisitions seront les éléments clefs de la performance du secteur en 2010, estime Goldman Sachs.

A court terme, l'analyste anticipe une hausse des résultats, des flux de trésorerie et des valorisations. En considérant des perspectives trop conservatrices, il estime à 20% en moyenne le potentiel de hausse du secteur.

La recommandation de Goldman Sachs permet à Veolia de signer sa cinquième séance consécutive de hausse dans un marché soutenu par l'amélioration des perspectives économiques. Pénalisé par une dette jugée très lourde et le caractère cyclique de son activité déchets, le groupe a été lourdement frappé par la crise, jusqu'à toucher un plus bas historique de 15 euros début 2009. Fragilisé, Veolia a axé sa stratégie 2009 sur la réduction de la dette.

Dans une note publiée ce matin, Aurel estime que cette orientation va désormais laisser place à une communication plus agressive en matière de rendement des capitaux investis. Le courtier pense

que ce type de discours devrait être favorable à la valorisation du groupe.

Après une performance de 3% en 2009 contre 32% pour Suez Environnement et compte tenu d'un effet de levier plus important (dette nette / ebitda de 4 pour Veolia contre 3.3 pour Suez) le broker pense que la performance boursière de Veolia pourrait être meilleure cette année.

(P-J.L)

AOF - EN SAVOIR PLUS

Performances et stratégie

Chiffre d'affaires

- Au 30.06.2009 : 17 426,9 millions d'euros (-0,8%)

- Au 31.12.2008 : 36 205,5 millions d'euros (+13,4 %)

Résultats

- Au 30.06.2009 : Résultat opérationnel 1 000,8 millions d'euros (-22,6%); Résultat net 346,2 millions d'euros (-46,8%)

- Au 31.12.2008 : Résultat opérationnel 1 951,3 millions d'euros (-21,4%) ; Résultat net 405 millions d'euros (-56,3%)

Prévisions

Les objectifs ont été maintenus pour 2009 : (i) générer un free cash flow positif après versement du dividende au titre de l'exercice 2008 (il était négatif de 1,8 milliard d'euros au 31.12.2008) et (ii) dégager une capacité d'autofinancement opérationnelle après déduction des investissements nets de l'ordre de 2 milliards d'euros à taux de change constant.

Stratégie

Le plan d'efficacité « Veolia 2010 » vise à réduire les coûts de 180 millions d'euros en 2009 et de 220 millions d'euros additionnels en 2010. Il prévoit également la diminution des investissements nets d'au moins 1,6 milliard d'euros pour qu'ils atteignent 2 milliards d'euros en 2009. Un plan de cessions de 3 milliards d'euros d'ici à 2011 a été annoncé, dont 1 milliard au moins au seul titre de l'année 2009. Le départ du président de Veolia, Henri Proglio, qui va diriger le groupe EDF, ne devrait pas avoir d'impact sur cette stratégie car le groupe n'a pas le choix : il doit réduire un endettement devenu trop lourd.

Evènements financiers

Le groupe mène une série de cessions pour se désendetter. Après avoir abouti à un accord en vue de se désengager de sa filiale Veolia Propreté Nettoyage et Multiservices pour une valeur d'entreprise de 120 millions d'euros, il a annoncé la vente de Montenay International, son portefeuille de contrats d'incinération aux Etats-Unis, sous réserve d'approbation des autorités de la concurrence. Cette opération s'élève à 450 millions de dollars (dette incluse). Le groupe cherche également à se désengager de Veolia Cargo, sa filiale de fret déficitaire. Il est également entré en discussions privilégiées avec la Caisse des Dépôts en vue d'un rapprochement de Veolia Transport avec la société Transdev détenue à 75% par la Caisse des Dépôts et Consignations et à 25% par la RATP. Naîtrait ainsi le plus grand groupe mondial de transport public.

Forces et faiblesses de la société

Forces

- positions concurrentielles extrêmement fortes sur ses différents métiers ;

- Sur le premier semestre, le groupe a généré une capacité d'autofinancement de 1 978 millions d'euros, représentant un taux de marge de capacité d'autofinancement opérationnelle stable par rapport à l'ensemble de l'année 2008 (à 11,3%) ;

- Pour réduire son endettement, l'entreprise a mis en place un plan de cession ambitieux qu'elle mène tambour battant ;

- Le groupe a récemment réaffirmé ses objectifs pour l'année 2009.

Faiblesses

- Du fait des acquisitions menées les années précédentes, l'endettement financier est significatif à 16,8 milliards d'euros en juin 2009 pour seulement 9,7 milliards de capitaux propres ;

- Les résultats du premier semestre ont déçu les analystes : le chiffre d'affaires a reculé de 0,8%, à 17,4 milliards d'euros, du fait de la baisse de 10,2% de l'activité de la branche Propreté. Le résultat opérationnel de cette division s'est détérioré et le retrait du résultat net est supérieur à celui anticipé par les analystes ;

- Alors qu'une hausse de 10% du dividende avait été initialement prévue, le groupe a annoncé un versement stable à 1,21 euro par action au titre de 2008.

La valeur et son secteur

Principales activités

Quatre activités : la gestion de l'eau (35% du chiffre d'affaires), la gestion des déchets (28%), la gestion des transports de voyageurs (20%) et la gestion énergétique (17%)

Le secteur

Les acteurs intervenant dans le traitement des déchets pâtissent du recul de l'activité de leurs clients industriels. A des baisses de volumes s'ajoute également une pression sur les prix. L'activité de gestion de l'eau est jugée, elle, moins cyclique et plus stable. L'activité des groupes d'environnement est étroitement liée à l'évolution du PIB des pays dans lesquels ils interviennent. Selon le FMI le PIB européen devrait seulement se stabiliser en 2010 (- 0,1 %).

Comment suivre la valeur

- Le groupe est facilement opéable du fait d'un capital éclaté.

- Surveiller les prochaines cessions qui vont permettre au groupe de réduire son endettement, ainsi que les nouveaux contrats, conclus pour plusieurs années.

- Suivre l'évolution de l'activité Propreté, particulièrement touchée par la crise.

- Suivre également le rapprochement de Veolia Transport avec la société Transdev : le nouvel ensemble ainsi créé devrait être introduit en Bourse.

- Autre sujet important : un rapprochement capitalistique qui paraît de plus en plus probable avec EDF, surtout depuis la nomination d'Henri Proglio à la tête de l'énergéticien. EDF et Veolia ont déjà une société commune, Dalkia, qui opère dans le service à l'énergie. Le groupe d'environnement pourrait proposer à EDF l'échange des 34 % du capital que ce dernier détient dans Dalkia en échange de titres Veolia.

Rémunération des actionnaires

Dividendes versés

1,21 euro par action

Taux de distribution des dividendes

86%

Taux de croissance du dividende par action

Stable

Rendement

5,8%

Estimation de dividende par action

1,21 euro en 2009

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Dans son étude annuelle « l'Observatoire européen des marchés de l'énergie », Capgemini souligne l'impact exceptionnel de la crise économique sur le secteur des utilities. La consommation mondiale d'électricité et de gaz devrait baisser respectivement de 3,5% et 3% cette année. Selon l'étude, les acquisitions successives ont fragilisé la situation financière des dix principaux acteurs du secteur, dont la dette cumulée a bondi de 113% depuis 2006 pour atteindre 213 milliards d'euros en 2008. Les réductions de coût et les cessions d'actifs ont donc succédé à la croissance externe pour restaurer la flexibilité des intervenants. Les investissements ont également été revus à la baisse, au détriment des énergies renouvelables. La politique menée par EDF illustre bien cette tendance : après avoir réalisé une grosse acquisition en 2008, en rachetant British Energy pour plus de 14 milliards d'euros, c'est désormais le désendettement qui prime. Le groupe français espère se désengager au premier trimestre 2010 de son réseau de distribution en Grande-Bretagne, et en retirer 4 milliards d'euros.

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