L'UNPI, principale organisation de propriétaires bailleurs, a protesté jeudi contre l'augmentation qu'elle juge "exorbitante" du prix de l'abonnement à EDF des parties communes des immeubles.
"Au 15 août 2009, le prix de l'abonnement est passé de 1,79 euros à 6,20 euros par mois, soit une hausse de près de 250%", déplore dans un communiqué l'Union nationale de la propriété immobilière.
Aussi l'UNPI invite "les associations de défense des consommateurs et les syndicats de gestionnaires d'immeubles à se joindre à (elle) pour protester contre cette hausse substantielle du tarif de l'abonnement qui vient s'ajouter aux nombreuses charges déjà supportées par les propriétaires et les locataires".
Interrogée par l'AFP, Electricité de France (EDF) souligne que l'UNPI "n'évoque que la partie abonnement d'un seul tarif, le tarif bleu domestique collectif pour une puissance de 3 KVA HT".
"Il est vrai que pour cette catégorie de clients, l'abonnement a bien augmenté de 250% mais, dans le même temps, le prix du kilowattheure (KWh) a baissé de 25% de sorte qu'au final (consommation+abonnement), la facture moyenne n'a augmenté que de quelques euros", souligne un porte-parole d'EDF.
Pour EDF "en moyenne un petit syndic d'immeuble (immeuble de taille moyenne de 30 logements) verra sa facture d'électricité des parties communes augmenter de 3 euros par mois, soit 1 euro/an/logement".
"En fonction de leur consommation (...) certains de ces syndicats d'immeubles ont même vu leur facture globale baisser", affirme le groupe public, en soulignant que plus la consommation d'électricité est importante et "plus le poids relatif de la partie abonnement de la facture" est "faible".
Les tarifs auxquels ont accès les syndicats d'immeubles (SGI) dépendent de la puissance souscrite. En dessous de 36 KVA de puissance souscrite, les syndicats d'immeubles sont soumis au tarif bleu (tarif pour les particuliers). Au delà de 36 KVA, les syndics d'immeubles bénéficient du tarif jaune qui concerne notamment les PME.
La facture des quelque 29 millions de bénéficiaires de tarifs réglementés (95% des consommateurs français) avait augmenté de 2,3% en moyenne le 15 août dernier.