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PERNOD RICARD : S&P relève sa perspective

Jeudi 19 Nov 2009 à 16:45

Standard & Poor's Ratings Services a révisé de "négative" à "stable" sa perspective des notes de Pernod Ricard. L'agence de notation financière a également confirmé la note long terme BB+ et la note court terme B du groupe de spiritueux. S&P a estimé que "le climat d'activité défavorable actuel" ne devrait pas impacter négativement le désendettement en cours de Pernod Ricard.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Performances et stratégie

Chiffre d'affaires

Au 30/06/2009 (exercice 2008/2009) : 7 203 millions d'euros (+9%, croissance interne de -0,4%)

Résultats

- Résultat opérationnel courant au 30 juin 2009 : 1 846 millions (+21%, croissance interne +4%)

- Résultat net part du groupe : 945 millions (+13%)

Prévisions

Pour l'exercice 2009/10, le groupe anticipe un ENVIRONNEMENT économique encore difficile, avec une stagnation globale du secteur des vins & spiritueux. La base de comparaison du premier semestre, et en particulier celle du premier trimestre, sera défavorable, compte tenu des très bonnes performances enregistrées au premier semestre de l'exercice 2008/09. Par contre, la base de comparaison du second semestre 2009/10 sera favorable. En effet, le second semestre 2008/09 a été pénalisé par l'impact de la crise et par un fort phénomène de déstockage.

Stratégie

La priorité demeure le désendettement, avec la poursuite du programme de cession d'actifs de 1 milliard d'euros. 700 millions d'euros ont été réalisés à ce jour, incluant la vente de la liqueur de café Tia Maria pour 125 millions d'euros, intervenue en juillet dernier. Pernod Ricard vise la génération d'un free cash flow courant cumulé de l'ordre de 3 milliards d'euros sur les trois années comprises entre 2008/09 et 2010/11. Le groupe, convaincu de la pertinence de son modèle qui repose sur des marques de luxe, va continuer à augmenter ses prix de façon à suivre au moins l'inflation. Son effort publi-promotionnel va être focalisé sur ses marques clefs.

Evènements financiers

Le groupe a procédé à une émission obligataire de 800 millions d'euros auprès d'investisseurs institutionnels pour lui permettre d'allonger la maturité de sa dette. Cette levée de fonds succède à une augmentation de capital de 1 milliard d'euros réussie début mai. Ces opérations visent à renforcer le bilan du groupe.

Forces et faiblesses de la société

Forces

- Pernod Ricard a affiché de très bonnes performances sur l'exercice 2008/2009, supérieures aux attentes des analystes : la très sensible amélioration de la marge opérationnelle (+250 pdb) provient notamment de l'intégration d'Absolut, marque à forte rentabilité;

- Les diverses opérations financières ont permis de renforcer les fonds propres du groupe, tout en lui permettant de réduire son endettement et d'en décaler la maturité. La structure financière est ainsi améliorée;

- La croissance du groupe est soutenue par sa diversification géographique;

- Même si le dividende sur le résultat 2008/2009 a été réduit, la rémunération de l'actionnaire est partiellement assurée par la distribution d'actions gratuites;

- Le groupe dispose encore d'une bonne marge de manoeuvre pour améliorer encore ses résultats, en poursuivant les synergies liées à l'acquisition de Vin&Sprit (V&S), mais aussi en réduisant ses coûts de structure. La réduction de la dette financière, devrait faire également reculer les frais financiers;

- La stratégie de valeur sur l'ensemble de son portefeuille, avec le développement de ses produits « premiums », devrait lui permettre de bien résister dans un contexte de crise.

Faiblesses

- La forte progression du chiffre d'affaires à fin juin 2009 est essentiellement due à l'intégration de Vin&Sprit à compter du 23 juillet 2008 car la croissance interne est légèrement négative (-0,4%);

- Après l'acquisition de V&S, la dette financière est élevée : sur l'exercice 2008-2009, elle s'est élevée à près de 2 fois les capitaux propres du groupe;

- Le dividende prélevé sur le résultat 2008/2009 sera en recul même si le retour à la politique habituelle de distribution en numéraire d'environ 1/3 du résultat net courant est prévu dès l'exercice 2009/10.

La valeur et son secteur

Principales activités

Vins et spiritueux (alcools blancs et Rhums, Whiskies, anisés, liqueurs, Cognacs & Brandies, amers)

Le secteur

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont baissé de près de 25% au premier semestre, à 3,28 milliards d'euros. Toutes les catégories sont touchées, en particulier le champagne, pour lequel la chute atteint même 45%. Hormis la Chine et Hong Kong, tous les marchés sont en baisse. Le premier, les tats-Unis, subit une nette diminution alors que les commandes de l'Union européenne reculent de 30% et celles de la Russie dégringolent de 40%. Même si les professionnels du secteur comptent sur le second semestre pour compenser ces mauvaises performances, ils tablent sur une année 2009 en fort recul.

La valeur dans son secteur

Leader mondial des spiritueux haut de gamme; numéro deux mondial des vins et spiritueux (derrière Diageo)

Comment suivre la valeur

- Les deux tiers de l'activité et des profits sont réalisés sur le premier semestre (juillet-décembre);

- Vérifier que les synergies se poursuivent dans les prochains mois du fait de l'intégration de V&S;

- Suivre le processus de cession des activités non stratégiques, réalisé à 70%.

Rémunération des actionnaires

Dividendes versés

1,32 euro par action sur le résultat 2007-2008 et 0,50 euro par action au titre de l'exercice 2008-09

Taux de distribution des dividendes

34% (sur résultat 2007-2008)

Taux de croissance du dividende par action

+4,7% (sur résultat 2007-2008)

Rendement (dividendes / cours moyen depuis début 2009)

2,8% (en tenant compte du résultat 2007-2008)

Estimations de dividendes par action

0,50 euro en 2009

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Agroalimentaire

Fitch conteste, pour trois raisons la réputation défensive attribuée au secteur agroalimentaire. La première réside dans l'attrait croissant qu'exercent les marques de distributeurs sur les consommateurs. Cela a un impact non négligeable sur les marges des industriels, qui voient leur pouvoir de négociation amoindri face à la grande distribution. Selon l'agence de notation, le taux de pénétration des marques de distributeurs en Europe varie entre 40% et 50%. Deuxièmement, les pays émergents sont eux aussi affectés par le ralentissement économique. Les acteurs ne peuvent donc plus forcément compter à court-terme sur ces relais de croissance, en particulier en Russie et en Europe Centrale. Enfin, l'évolution des prix des matières premières agricoles reste défavorable aux performances des groupes agroalimentaires. Même si ces prix ont diminué après avoir atteint des sommets durant l'été 2008, ils sont néanmoins bien supérieurs à leur niveau d'il y a quatre ans. Toutefois, Fitch insiste sur la solidité financière des acteurs du secteur et n'exclut pas le retour à un mouvement de concentration.

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