Royaume-Uni - La «pierre de Tanzanie», une pierre précieuse évaluée à 11 millions de livres sterling et qui constituait le principal actif d'une entreprise de construction britannique en faillite, s'est avérée n'être qu'un caillou sans grande valeur, ont révélé les administrateurs en charge de la société.
C’est le cabinet Ernst & Young qui, chargé de vendre les actifs du groupe de BTP Wrekin Constructions par son propriétaire David Unwin pour rembourser ses créanciers, avait découvert qu'une pierre précieuse était la principale possession de l'entreprise, et avait été inscrite dans ses comptes avec une valeur estimée à 11 millions de livres (environ 12 millions d’euros), soit plus du tiers du total de ses actifs.
La pierre avait été donnée à la compagnie de construction lors de son rachat par un investisseur, qui avait reçu en échange des actions d'un montant équivalent.
Malheureusement pour Mr Unwin, les administrateurs d'Ernst & Young ont conclu, après avoir procédé à de nombreuses vérifications, que ce «rubis naturel», pesant 2,14 kg, n'était pas «d'une qualité suffisante» pour être taillé. Sa valeur n’atteindrait que 100 euros !
Les spécialistes des rubis, n'avaient jamais entendu parler d’une pierre de cette valeur, le rubis le plus cher de l'histoire s'étant vendu 2,5 millions d’euros en 2006.