L'euro poursuivait sa baisse jeudi en début d'échanges européens face au dollar, victime de prises de bénéfices et de la publication d'indicateurs économiques mitigés, et cotninuait d'effacer ses gains de la semaine passée où il avait touché des plus hauts depuis un an.
Vers 09H00 GMT (11H00 à Paris), la monnaie unique européenne tombait en dessous de la barre de 1,46 dollar pour s'échanger à 1,4576 dollar contre 1,4637 dollar mercredi vers 21H00 GMT.
L'euro remontait face au yen à 131,37 yens contre 131,28 yens la veille au soir.
Le dollar gagnait aussi du terrain face à la devise nippone à 90,05 yens contre 89,66 yens mercredi soir.
L'euro replongeait jeudi, après la publication des ventes de détail en Allemagne, qui ont reculé de 1,5% en août comparé au mois précédent, contredisant les attentes des économistes qui misaient sur une légère progression.
Par ailleurs, l'indice des directeurs d'achats (PMI) du secteur manufacturier dans la zone euro s'est de nouveau redressé en septembre, mais "le rythme d'amélioration de l'activité manufacturière semble ralentir, ce qui remet en cause la force de la reprise" soulignait Howard Archer, d'IHS Global Insight.
"Un commentaire de Joaquin Almunia, selon qui l'Eurogroupe examinerait la récente appréciation de l'euro a pesé sur la monnaie unique ce matin" rapportaient les analystes de Commerzbank.
La monnaie unique européenne avait déjà commencé la semaine en nette baisse face au billet vert, alors qu'on la croyait parti vers le seuil historique de 1,50 dollar la semaine précédente et qu'elle avait multiplié les plus hauts depuis un an sur le marché des changes.
Outre les prises de bénéfices, l'euro pâtissait d'indicateurs économiques mitigés, comme le recul inattendu de l'activité industrielle dans la région de Chicago qui avait, la veille, plombé le moral des investisseurs.
Le marché restait dans l'attente de nouveaux indicateurs économiques comme le rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis pour septembre, attendu vendredi, alors que les chiffres de l'emploi privé ont montré mercredi plus de destructions de postes que prévu.
Par ailleurs, la perspective d'une remontée de la rémunération des dépôts auprès de la banque centrale américaine (Fed) pourrait offrir un soutien à long terme au billet vert.
La Fed pourrait jouer sur la rémunération qu'elle sert sur les réserves bancaires déposées chez elle pour faciliter le retour à la normale de la politique monétaire, a déclaré mercredi son vice-président, Donald Kohn.
La Fed rémunère les réserves obligatoires et excédentaires placées chez elle par les banques depuis octobre 2008.
Cela permettrait d'obtenir graduellement une hausse des taux d'intérêts à court terme sans avoir à remonter la teux directeur de la Fed, à quasi-zéro depuis mi-décembre 2008.
De son côté, le franc suisse se stabilisait un peu après avoir franchement dévissé la veille, les analystes de Barclays Capital se faisant l'écho de spéculations quant à une intervention de la banque centrale helvétique.
Vers 09H00 GMT, la livre progressait face à l'euro à 91,51 pence pour un euro, mais reculait face au billet vert à 1,5943 dollar pour une livre sterling.
La monnaie helvétique reculait un peu face à l'euro à 1,5187 franc suisse pour un euro, comme face au dollar à 1,0409 franc suisse pour un dollar.
L'once d'or s'échangeait 1.006,83 dollars contre 995,75 dollars la veille au fixing du soir.
Cours de jeudi Cours de mercredi
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09H00 GMT 21H00 GMT
EUR/USD 1,4576 1,4667
EUR/JPY 131,37 131,28
EUR/CHF 1,5187 1,5164
EUR/GBP 0,9151 0,9156
USD/JPY 90,05 89,66
USD/CHF 1,0409 1,0359
GBP/USD 1,5943 1,5981