L'euro remontait face au dollar vendredi en milieu d'échanges européens, soutenu par la hausse des dépenses de consommation des ménages américains et de l'indice de confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs de la zone euro, dans un marché sinon amorphe.
A 13H00 GMT (15H00 à Paris), l'euro valait 1,4362 dollar contre 1,4345 dollar jeudi vers 21H00 GMT.
Il progressait face au yen à 134,74 yens contre 134,06 yens la veille.
Le billet vert aussi gagnait du terrain face à la devise japonaise, à 93,78 yens contre 93,45 yens jeudi.
Outre la diminution de son rôle de valeur-refuge et de son utilisation dans la spéculation sous forme de carry-trade (qui joue sur la différence de taux d'intérêt entre différentes monnaies), le yen souffrait des inquiétudes persistantes autour de la santé réelle de l'économie nippone, après que le taux de chômage dans l'archipel a touché un nouveau record, à 5,7% en juillet.
De son côté, la monnaie unique ne maintenait sa hausse que grâce au redressement de l'indice de confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs de la zone euro qui est monté en août pour le cinquième mois consécutif, s'établissant à 80,6 points contre 76 points en juillet.
Elle profitait également un peu de la nouvelle hausse des dépenses de consommation des ménages américains qui ont augmenté pour le troisième mois de suite en juillet, de 0,2% par rapport à juin.
Mais les mouvements restaient limités sur un marché amorphe, en cette fin de vacances estivales. "Les marchés sont influencés par les repositionnements en fin de mois, et attendent que les Bourses leur donnent une direction" commentait Daragh Maher, de Calyon, soulignant le récent accès de prudence des investisseurs par rapport à "des cours qui sont montés trop vite, trop haut".
"En fait, la réalité montre que les statistiques ne se sont pas seulement améliorées, elles l'ont fait aussi plus vite que prévu" ajoutait l'analyste. "Un tel mouvement rend plus naturel la subite reprise de l'appétit au risque, même si le marché tergiverse autour de l'avenir des reprises qui en ont découlé" expliquait Daragh Maher.
La veille, la monnaie unique avait été relativement indifférente tant aux bonnes nouvelles en zone euro (moral des consommateurs allemands) qu'à celles aux Etats-Unis, où la baisse du PIB s'est limitée à 1% en rythme annuel au deuxième trimestre aux Etats-Unis, contre -1,5% attendu.
Ni ces chiffres, ni ceux "indiquant la proximité d'une crise du crédit en zone euro", n'ont réussi à faire bouger la monnaie unique, notaient les analystes de BNP Paribas.
La croissance des crédits au secteur privé a nettement ralenti en juillet en zone euro, selon des chiffres de la BCE publiés jeudi, conséquence de la réticence persistante des banques à prêter et des plans d'économie des entreprises en difficulté.
Vendredi, les marchés guetteront encore les chiffres de la confiance des consommateurs mesurée par l'université du Michigan (chiffres définitifs pour août).
A 13H00 GMT, après les chiffres du PIB britannique révisés en hausse pour le deuxième trimestre, la monnaie britannique remontait face à l'euro à 87,85 pence pour un euro, comme face au billet vert à 1,6352 dollar.
La monnaie helvétique remontait face à l'euro à 1,5173 franc suisse pour un euro, comme face au dollar à 1,0562 franc suisse.
L'once d'or valait 950,75 dollars au fixing du matin contre 943 dollars la veille au soir.
Le yuan chinois a fini à 6,8301 yuans pour un dollar contre 6,8318 jeudi.
Cours de vendredi Cours de jeudi
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13H00 GMT 21H00 GMT
EUR/USD 1,4348 1,4345
EUR/JPY 134,74 134,06
EUR/CHF 1,5173 1,5189
EUR/GBP 0,8785 0,8817
USD/JPY 93,78 93,45
USD/CHF 1,0562 1,0585
GBP/USD 1,6352 1,6268