Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, maintient "la prévision d'une hausse du chômage", estimant qu'"il n'y a aucune place pour le triomphalisme", malgré une conjoncture jugée moins défavorable, dans une interview à paraître dimanche dans le JDD.
"La croissance redevient positive, la dégradation de l'emploi s'atténue, l'intérim cesse de perdre des postes. Cela étant, il n'y a aucune place pour le triomphalisme. Je ne modifie pas la prévision d'une hausse du chômage. Nous allons connaître encore plusieurs mois difficiles. Et je ne baisserai pas la garde puisque notre mobilisation paye", selon lui.
Interrogé sur la possibilité de "faire davantage pour l'emploi", M. Wauquiez répond: "On ne lance pas un concours pour inventer sans cesse des mesures. Il faut déjà vérifier que tout ce que nous avons mis en oeuvre fonctionne bien, c'est ce que j'ai fait tout l'été".
"Je pense notamment aux mesures pour les jeunes, sur l'apprentissage, l'insertion et les contrats passerelles dans les collectivités locales (...) Annoncées en avril par Nicolas Sarkozy, elles sont en place. En outre, les renforts sont arrivés à Pôle emploi, où nous nous assurons qu'aucun dossier ne soit en retard. J'ajoute que le budget de l'Emploi sera prioritaire dans la loi de Finances", poursuit-il.
Interrogé sur la possibilité que des salariés dont les postes sont supprimés "se mobilisent pour toucher un chèque plutôt que pour s'inscrire dans une structure de reclassement", M. Wauquiez précise notamment qu'ils "sont de plus en plus nombreux à adhérer au Contrat de transition professionnelle mis en oeuvre par le gouvernement dans 25 bassins d'emploi et a la convention de reclassement personnalisé".