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L'Ecureuil et Banque Populaire officialisent leur union, la "BPCE" est née

Mercredi 24 Jun 2009 à 20:33

Les banques mutualistes Caisse d'Epargne et Banque Populaire ont officialisé mercredi leur union, entamée en 2006 avec la création de leur filiale Natixis, qui doit donner naissance à la deuxième banque française, la "BPCE".

Les instances dirigeantes de la Banque fédérale des banques populaires et de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne se sont dotées d'une "tête" unique, mais les deux réseaux resteront concurrents sur le terrain.

Le nouveau groupe, fort de 120.000 salariés et de 7.700 agences, se placera au deuxième rang en France, derrière le Crédit Agricole.

La décision doit encore être validée par les assemblées générales extraordinaires des deux établissements, qui se réuniront le 31 juillet. Après quoi la BPCE (pour Banque Populaire-Caisse d'Epargne) devrait être "pleinement opérationnelle" le 3 août.

Jouant les trouble-fêtes, Sud Caisse d'épargne, deuxième syndicat du groupe, a toutefois déposé deux référés pour défaut d'information de la direction sur la fusion. Si le juge lui donnait raison, la fusion pourrait s'en trouver retardée de plusieurs mois.

Le syndicat Unsa, majoritaire, avait déjà menacé de former un recours début juin pour le même motif, mais s'était ravisé après avoir obtenu de la direction l'engagement formel qu'elle ne recourait qu'à des départs volontaires si des réductions d'effectifs étaient envisagées dans le cadre de la fusion.

Le futur patron de BPCE, François Pérol, a assuré néanmoins qu'il n'était "pas inquiet" de la procédure lancée par Sud.

"On a tenu le pari" de réaliser l'union des deux groupes avant la fin juin, s'est-il même félicité lors d'une conférence de presse.

"Notre prochain défi, c'est de faire en sorte que le mariage fonctionne, que se crée un véritable esprit de groupe", a ajouté le futur patron de la BPCE.

Annoncé fin février, le rapprochement des deux banques a été mené tambour battant, M. Pérol obtenant le vote d'une loi par le Parlement et l'accord des autorités de régulation en moins de quatre mois.

A l'image de Crédit Agricole/LCL ou de PSA Peugeot Citroën, les marques "Caisse d'Epargne" et "Banque Populaire" ne vont toutefois pas disparaître: seuls les organes centraux fusionnent, pas les réseaux d'agences. Cette situation, plaide la direction, devrait limiter le risque de casse sociale. Le nouvel organe central emploiera 1.600 personnes.

La constitution d'un organe central unique était dans l'air depuis la création en 2006 de Natixis, issue de la fusion entre Ixis (Caisse d'Epargne) et Natexis (Banque Populaire), axées sur le financement des grandes entreprises et les activités de marchés de capitaux.

L'intensification de la crise financière à l'automne a décidé les deux banques à franchir une nouvelle étape dans leur rapprochement, mais les discussions n'avançant pas, le gouvernement a pris le dossier en main, imposant M. Pérol, alors secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête du nouvel ensemble.

Cette nomination a suscité une vive polémique. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après le dépôt de plusieurs plaintes pour prise illégale d'intérêts.

L'organe central sera détenu à 40% par les 17 Caisses d'épargne, 40% par les 20 Banques Populaires et au maximum à 20% par l'Etat qui a injecté 7 milliards d'euros dans la société pour l'aider à faire face aux pertes de Natixis.

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