Barclays (- 3,69% à 293,25 pence) est parvenu à un accord avec BlackRock concernant la vente de BGI (Barclays Global Investors), sa filiale de gestion d'actifs, pour 13,5 milliards de dollars, a annoncé la banque britannique. Le rachat de BGI permet à cette dernière de renforcer ses fonds propres, ce qui lui évitera de devoir faire appel au soutien du gouvernement britannique. Aujourd'hui, Barclays demeure l'un des seuls établissements outre-Manche à ne pas avoir sollicité les fonds de l'Etat.
BlackRock, de son côté, verra ses actifs sous gestion bondir à 2 700 milliards de dollars, passant devant ses concurrents State Street et Fidelity, qui gèrent respectivement 1 400 milliards et 1 250 milliards.
Cette opération permettra également à la société de gestion américaine de reprendre iShares, dont Barclays avait pourtant promis la vente à CVC Capital Partners pour 4,4 milliards de dollars.
La vente comprenait toutefois une clause permettant à Barclays de négocier une meilleure offre avant le 18 juin pour cette filiale spécialisée dans les trackers.
Selon une source de l'agence Reuters, CVC ne lancera «vraisemblablement pas» de contre-offre à ce projet de rachat. «Même si le groupe peut tout à fait revenir sur le dossier, je doute qu'il le fasse au vu des valorisations retenues et de la structure de l'opération», a-t-elle déclaré à l'agence de presse.
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LE SECTEUR DE LA VALEUR
Finance - Banques
Selon le BCG, la crise va amener les banques à profondément changer leur modèle. Il deviendra nécessaire pour elles de se concentrer sur leurs clients, et non plus sur leurs produits. Les changements devraient notamment porter sur la taille de leur portefeuille d'activités, leur modèle de gouvernance, leur stratégie opérationnelle. En France, la fusion entre les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires, les deux maisons mères de Natixis, va donner naissance à la deuxième banque française. Cette opération intervient alors que les deux établissements ont enregistré de mauvaises performances en 2008. Les Caisses d'Epargne ont enregistré leur première perte historique (2 milliards d'euros) tandis que les Banques Populaires ont pâti de leur première perte depuis la Seconde Guerre mondiale. L'Etat, qui pourrait en détenir jusqu'à 20%, va injecter 5 milliards d'euros dans le nouvel ensemble. La nomination à sa tête de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, a suscité une polémique, en soulignant l'irruption de l'Etat dans la gouvernance.