Les marchés européens ont fini sur une note positive sur fond de regain d'optimisme sur les perspectives de l'économie mondiale. Cet état d'esprit des investisseurs s'est traduit sur les marchés par la hausse des valeurs cycliques (constructeurs automobiles, mines...) et des bancaires. En revanche, les secteurs défensifs ont été délaissés : agroalimentaire, pharmacie... L'indice CAC 40 a clôturé en hausse de 0,76% à 3294,86 points, tandis que le FTSE Eurotop 100 a gagné 0,60% à 1861,93 points.
A Francfort, Arcandor (+ 18,97% à 2,07 euros) a repoussé la publication de ses comptes semestriels pour la seconde fois alors que le groupe cherche à échapper à la faillite en obtenant l'aide de l'Etat. Le groupe allemand de distribution et de loisirs cherche en parallèle à obtenir une baisse de loyers des magasins du groupe. C'est sur la spéculation d'une telle baisse des loyers que les investisseurs reviennent sur le titre. Selon un article du « Wall Street Journal », Karstadt, qui possède les murs des magasins d'Arcandor, étudierait actuellement une baisse des loyers.
A Paris, EDF a gagné 0,14% à 38,475 euros alors que son P-DG Pierre Gadonneix a confirmé au micro de RTL le lancement en juin d'un grand emprunt obligataire à destination des particuliers. Si le dirigeant n'a pas révélé le montant de l'emprunt, la presse évoque la somme d'un milliard d'euros rémunéré à un taux d'intérêt compris entre 4 et 5%. Les épargnants français auront du 17 juin au 10 juillet pour apporter leur soutien financier à l'effort d'investissement d'EDF, dont ils sont pour la plupart aussi clients. Mais pourquoi la finance française a-t-elle choisi de ranimer un marché déserté depuis 20 ans ? A cause de la crise.
Sur le marché SRD, JCDecaux a fini en hausse de 5,68% à 11,53 euros grâce à Goldman Sachs qui ne recommande plus de vendre de le titre et affiche désormais une opinion Neutre. L'objectif de cours a été relevé de 8,30 à 12,60 euros. Ce relèvement de recommandation a été réalisé dans le cadre d'une étude sur le secteur des médias dans laquelle le broker a relevé de 23% ses prévisions de bénéfice par action 2010 en raison d'une évaluation plus optimiste des perspectives économiques.
Les chiffres macroéconomiques
Le moral des industriels français s'est légèrement amélioré en mai, mais reste à un niveau très bas, a annoncé l'Insee. L'indicateur synthétique du climat des affaires s'est redressé d'un point à 72 alors que les économistes interrogés par Reuters visaient en moyenne 73.
Le moral des ménages s'est légèrement amélioré au mois de mai, a annoncé l'Insee. L'indicateur résumé d'opinion des ménages a augmenté d'un point à -40, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters. L'institut de statistique souligne cependant que cet indicateur reste à un « niveau très bas ».
Aux Etats-Unis, les reventes de logements ont progressé de 2,9% au mois d'avril, à 4,68 millions en rythme annualisé après un chiffre de 4,55 millions au mois de mars. Les analystes attendaient un chiffre de 4,66 millions. Le prix médian des logements anciens a quant à lui chuté de 15,4% sur un an au mois d'avril.
A la clôture, l'euro cote 1,3920 face au billet vert.
AOF - EN SAVOIR PLUS
LEXIQUE
IFO (indice) : L'institut de recherche et de prévisions économiques allemand IFO publie mensuellement les résultats d'un sondage auprès de plus de 7000 chefs d'entreprises et dirigeants de tous les secteurs, à l'exclusion de la finance. L'indice global est composé d'un volet sur la perception qu'ont les sondés du climat actuel des affaires, et d'un volet sur leurs anticipations à quelques mois. L'IFO détermine à partir de ces réponses le niveau de l'indice, sachant qu'un niveau supérieur à 100 signale qu'une majorité d'entreprises se montre plutôt optimiste, et un indice inférieur à 100 révèle une majorité pessimiste.