Pfizer progresse de 4,63% à 13,36 dollars, réalisant la deuxième performance du Dow Jones derrière la très volatile Bank of America (+6,29%). Le titre du laboratoire américain bénéficie de l'annonce de résultats positifs d'une nouvelle indication de sa molécule Sutent pour le traitement des tumeurs neuro-endoctrines du pancréas. C'est une revanche pour le groupe qui a abandonné en début d'année des essais en phase III (la dernière demande avant la mise sur le marché) de sa molécule Axitinib pour le traitement du cancer du pancréas en raison des piètres résultats donnés par le produit.
Dans un communiqué, Pfizer a révélé que l'étude avait montré un taux plus élevé de survie des patients traités au Sutent, par rapport à ceux recevant un placebo et des soins palliatifs. Un comité indépendant a donc recommandé d'arrêter l'étude avant son terme.
Le géant américain a cependant reconnu que les tumeurs neuro-endocrines du pancréas étaient une maladie rare. Elles frappent de 5 à 10 cas par an par million de personnes. Le P-DG d'Apple, Steve Jobs a indiqué avoir été diagnostiqué en 2004 victime de ces tumeurs.
Le Sutent, déjà autorisé pour deux indications dans le traitement de cancers du rein et de l'intestin, a dégagé un chiffre d'affaires de 847 millions de dollars l'an passé.
Pfizer a besoin de nouveaux traitements pour compenser les 10 milliards de dollars de ventes qu'il commencera à perdre en 2011, lorsque des concurrents commenceront à vendre des génériques de Lipitor, son célèbre traitement contre le cholestérol.
(P-J.L)
AOF - EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Pharmacie - Santé
Selon une étude menée par le BIPE (Bureau d'informations et de prévisions économiques), le plan de réduction des dépenses de santé mis en place par les autorités publiques en France sur la période 2005-2007 a dépassé les objectifs : les économies de 2,75 milliards d'euros, réalisées notamment grâce aux génériques, aux baisses de prix, aux réductions de remboursements et à une gestion plus stricte des médicaments en milieu hospitalier, sont bien supérieures aux 2,2 milliards d'euros escomptés. Le BIPE estime que, sur la période 2008-2012, pour éviter un taux de croissance des dépenses de médicaments compris entre 8% et 10%, les pouvoirs publics seront tenus de poursuivre leur programme de restrictions. Cela passera en particulier par un développement des déremboursements. Après l'instauration des franchises médicales, plus de deux cents médicaments sont en libre accès dans les officines, depuis cet été, pour favoriser l'automédication des Français. D'après l'Association des laboratoires pour une automédication responsable (Afipa), le marché de l'automédication, qui comprend à la fois les médicaments non remboursables et remboursables disponibles sans ordonnance, s'est développé de 4,4% en 2007 pour atteindre 1,9 milliard d'euros.