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La construction d'un réacteur nucléaire EPR en Haute-Normandie enchante les acteurs locaux

Vendredi 30 Jan 2009 à 13:43

La plupart des acteurs politiques, économiques et sociaux de Haute-Normandie, à l'exception des écologistes, ont salué vendredi "la formidable bouffée d'oxygène" que constitue, selon eux, la décision d'attribuer le deuxième EPR à Penly, près de Dieppe (Seine-Maritime).

"Cela représente 2.000 emplois pendant les cinq ans du chantier et 300 emplois pérennes après et c'est une compensation extraordinaire d'aménagement du territoire pour notre région qui souffre de la crise de l'automobile", a déclaré le maire PCF de Dieppe Sébastien Jumel.

La classe politique locale s'était mobilisée, pratiquement unanime, en faveur de l'implantation du deuxième EPR à Penly où sont déjà implantés deux réacteurs de 1.300 mégawatts.

"On avait raté le premier (NDLR: attribué en 2004 à Flamanville dans la Manche) parce que les socialistes n'étaient pas très chauds, cette fois l'union a été totale", s'est réjoui Sébastien Jumel.

Cet élu avait participé le 2 décembre à une délégation conduite par le maire UMP du Havre Antoine Rufenacht et composée d'élus de droite et de gauche partie plaider en faveur du site auprès du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

Au PS, la députée de la circonscription de Dieppe Sandrine Hurel estime que le dossier de Penly était "le meilleur" sur le plan technique. "C'est un site en bord de mer ce qui est important pour le refroidissement, où le réseau de transport de l'électricité existe déjà et où le terrassement a déjà été effectué", a-t-elle expliqué.

"Nous avons grand besoin de ce projet pour les emplois mais aussi pour les ressources fiscales car cela représente chaque année des millions d'euros de taxe professionnelle", a souligné le maire du Havre.

Au delà, les milieux économiques se sont également félicités de la décision tout comme la plupart des syndicats. "Cela va dans le sens de la modernisation nécessaire du parc nucléaire", a affirmé Philippe Saunier, secrétaire adjoint de l'Union départementale CGT en soulignant que son organisation sera "vigilante sur les conditions d'exécution du chantier".

Seuls les écologistes font grise mine. "Face à l'argument de l'emploi, en pleine crise, on ne peut pas faire grand chose", a concédé Alain Corréa, animateur local du réseau Sortir du nucléaire.

Annoncée jeudi soir par le président Sarkozy la construction de ce réacteur devrait commencer en 2012 pour un couplage au réseau en 2017. Il constituera le septième réacteur de la Seine-Maritime après les deux de Penly et les quatre de Paluel un peu plus au sud, toujours sur le littoral.

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