La Bourse de New York restait en baisse vendredi à la mi-journée, après le rapport mensuel sur l'emploi américain, très mauvais mais sans être aussi désastreux que ne le craignaient certains investisseurs: le Dow Jones perdait 1,12% et le Nasdaq 2,11%.
Vers 17H00 GMT, le dow jones industrial average (djia) cédait 97,96 points, à 8.644,50 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 34,17 points, à 1.582,84 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 1,58% (14,37 points), à 895,36 points.
Jeudi, Wall Street avait terminé sur une note divergente, le secteur de la distribution étant secoué par l'abaissement des prévisions de résultats du distributeur Wal-Mart, tandis que le secteur technologique rebondissait. Le Dow Jones avait cédé 0,31% mais le Nasdaq avait gagné 1,12%.
Le marché accusait le coup d'un rapport mensuel sur l'emploi "épouvantable", selon l'expression qui revenait chez les économistes. Toutefois, il est ressorti en ligne avec les attentes, a souligné Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.
L'économie américaine a détruit 524.000 emplois en décembre, faisant bondir le taux de chômage à 7,2%, son plus haut niveau depuis janvier 1993. Quasiment les trois quarts des postes disparus en 2008 ont été détruits au cours des quatre derniers mois de l'année, avec l'intensification de la crise.
"Il ne fait aucun doute que ce sont des chiffres très faibles et que l'économie est dans une dynamique baissière", a observé Patrick O'Hare, du site d'informations financières Briefing.com.
C'est peut-être le chiffre des emplois disparus en novembre, révisé à 584.000, au lieu des 533.000 initialement annoncés, qui a le plus surpris le marché.
"Globalement, cela va prendre un certain temps pour que les indices reprennent véritablement pied. En fait, cela revient à savoir si les résultats des entreprises vont s'améliorer", a jugé M. Blicksilver, qui estime que l'indice Dow Jones devrait continuer à évoluer dans la fourchette 8.500-9.000 points au moins jusqu'à l'entrée en fonction du président élu Barack Obama.
Après une journée terrible pour le secteur de la distribution jeudi, le spécialiste de l'électronique Best Buy était à son tour attaqué (-5,36% à 28,06 dollars) après la publication de mauvais chiffres de vente pour décembre.
Les valeurs de l'énergie, déjà moroses à cause de la baisse des cours du brut, pâtissaient également de l'avertissement du groupe pétrolier Chevron, qui a annoncé que ses résultats du 4e trimestre seront "significativement plus bas" que ceux du trimestre précédent.
Le titre perdait 1,14% à 73,39 dollars et ExxonMobil suivait (-1,19%).
Yahoo! (+0,54%) profitait d'une information du Wall Street Journal, qui rapporte que le groupe internet pourrait annoncer le nom de son nouveau président dès la semaine prochaine.
Toujours dans le secteur technologique, le pionnier des assistants personnels numériques, Palm, bondissait de 40,32% à 6,23 dollars. Palm a fortement impressionné les spécialistes avec son tout dernier modèle de téléphones multifonctions, présenté au salon de l'électronique de Las Vegas.
Le fabricant de jouet Mattel reculait de 1,90% à 15,49 dollars. Son concurrent MGA a obtenu en appel le droit de fabriquer et vendre à nouveau sa poupée Bratz cette année, sur laquelle Mattel qui estime détenir les droits.
Le marché obligataire montait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans descendait à 2,380%, contre 2,445% jeudi soir, et celui à 30 ans à 3,008% contre 3,045% la veille.